Travailler légalement, c'est pour les cons

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Après à peine quelques semaines du projet pilote, les chauffeurs d'Uber sont déjà nostalgiques de la bonne vieille illégalité!

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Le Soleil

Il y a quelques jours à peine, plusieurs chauffeurs d'Uber sont sortis publiquement pour dire que maintenant que la multinationale respecte des conditions légèrement similaires à celles du taxi, ils ne font plus d'argent. Certains ont même dit qu'ils préféraient cesser de travailler pour Uber, puisque la rentabilité n'est plus au rendez-vous.

Que devons-nous comprendre de ces affirmations nouvelles, mais anticipées par les 22000 travailleurs de l'industrie du taxi? Que gagner sa vie légalement est beaucoup plus difficile qu'illégalement! Est-ce vraiment une surprise?

Pour être clair, les conditions du projet pilote d'Uber sont toujours en deçà des exigences imposées au taxi, et malgré tout, Uber et ses chauffeurs chialent : le permis de classe 4C est trop exigeant, percevoir les taxes nous fait mal, il y a trop de chauffeurs pour le nombre de clients...

Que sont en train de vous dire Uber et ses travailleurs rompus au travail au noir? Qu'après à peine quelques semaines du projet pilote, ils sont déjà nostalgiques de la bonne vieille illégalité! La belle époque où ils pouvaient frauder l'impôt, usurper les taxes, exercer une concurrence déloyale et dérober les revenus de milliers de petits travailleurs. Ça, c'était le bon vieux temps! Travailler légalement, c'est pour les cons, en quelque sorte.

Bienvenue dans le vrai monde! Le monde des gens qui se lèvent de bonne heure et qui triment dur pour gagner leur croûte, qui se privent au bénéfice de leurs enfants et, quand il reste quelques sous, se permettent de trop courtes vacances.

Si les chauffeurs d'Uber chialent, devons-nous comprendre que les conditions imposées aux taxis sont mauvaises? Oui, en partie. Mais nous devons surtout comprendre que les chauffeurs d'Uber et la multinationale ont prétendu pendant deux ans «vouloir être réglementés», mais qu'au fond, l'évasion fiscale était bien plus payante, que le gouvernement Couillard a cédé au chant des sirènes.

Si les chauffeurs d'Uber chialent, alors qu'ils viennent de décontingenter un marché déjà pauvre, comment pensez-vous que se sentent les travailleurs du taxi? Ils ont des conditions encore plus grandes imposées par l'État, et en plus ils doivent rembourser des permis au coût de 200000 $.

Franchement, le premier ministre a acheté l'idée fausse qu'Uber allait «grossir la tarte» des transports. Dans les faits, il n'a fait qu'appauvrir et affamer tout le monde.

Bravo monsieur Couillard! Nous vous l'avions pourtant dit.

Abdallah Homsy, porte-parole, Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec

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