Agression sexuelle: maintenir l'incohérence

L'auteur de cette lettre déplore le «silence de... (Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot)

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L'auteur de cette lettre déplore le «silence de la ministre» de la Justice, Stéphanie Vallée, sur la question du délai de prescription en matière d'agression sexuelle.

Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot

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Point de vue
Le Soleil

On ne compte plus les députés libéraux qui invitent les victimes d'agressions sexuelles à dénoncer. La vice-première ministre du Québec Lise Thériault affirmait dans une entrevue avec Sophie Thibault, je la cite: «J'invite toutes les victimes potentielles à dénoncer. Peu importe ce que les gens font dans la vie, il n'y a personne qui est au-dessus des lois.»

Pourtant, de nombreux agresseurs peuvent compter sur une loi maintenue par le gouvernement libéral afin d'éviter la justice. Cette loi: le délai de prescription en matière d'agression sexuelle.

Je vous rappelle que le Québec est la seule province du Canada à maintenir cette loi qui protège les agresseurs. Mercredi, le 28 septembre dernier, le délai de prescription a été aboli dans l'état de la Californie.

En mars dernier, Simon Jolin-Barrette de la CAQ a déposé un projet de loi pour abolir le délai de prescription en matière d'agression sexuelle. Une motion a été déposée quelques jours plus tard par les partis d'opposition. Depuis, silence de la ministre Stéphanie Vallée.

Silence de la ministre Vallée également à la suite d'une rencontre le 30 novembre dernier avec France Bédard, Shirley Christensen (toutes deux déboutées en cour à cause du délai de prescription) et moi-même lui demandant d'abolir le délai de prescription.

À quand le plan?

Madame Sophie Thibault a également demandé à la vice-première ministre pourquoi on attend depuis trois ans le plan en matière de lutte aux violences sexuelles et quand sortira-t-il? Madame Thériault a répondu par trois fois: «Très bientôt». Dans cette étude gouvernementale, plusieurs organismes dont le Conseil du statut de la femme et CRIPHASE avaient demandé l'abolition du délai de prescription.

En maintenant cette loi archaïque et insensée, le gouvernement décourage les victimes d'agressions sexuelles à dénoncer sachant que leurs agresseurs se serviront de cette loi pour échapper à la justice.

Maintenir une telle loi et encourager à la fois les victimes à dénoncer est une incohérence.

Roger Lessard, porte-parole de victimes, Thetford Mines 

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