Radicalisation violente: pas une affaire de religion

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Le Soleil

La question de la radicalisation violente refait surface.

«Radicalisation, religion, immigration et terrorisme» est le sujet d'une récente étude menée auprès de 2000 étudiants du collégial à travers le Québec, par un groupe de recherche sous la direction de Cécile Rousseau. L'étude vient déconstruire certains mythes et aider à mieux comprendre le phénomène.

Autour du niveau d'accord avec le fait d'utiliser des armes pour lutter contre l'injustice s'articule la question principale.

La radicalisation violente n'est pas le propre d'une culture, d'une communauté ou d'une religion, révèle l'étude.

L'étude révèle que les croyants sont moins favorables aux idées radicales violentes.

L'étude révèle aussi que les immigrants de première génération sont moins favorables aux idées radicales violentes, que ceux issus de la deuxième génération et des originaires du Québec.

L'âge de la vingtaine est l'âge explosif, et les garçons sont plus à risque selon l'étude.

Il faut souligner cependant que l'étude concerne les étudiants du collégial seulement.

Les populations de jeunes, victimes d'exclusion sociale et prises au piège de la désorganisation sociale, constituent par ailleurs un bassin à haut risque.

C'est un phénomène de société qui se nourrit de l'exclusion et de l'injustice, et piège les plus vulnérables parmi les jeunes souffrants de colère et de sentiments d'impuissance. Il y a de cela quelques mois d'ailleurs, j'ai partagé une opinion dans la même direction, sur cet espace même.

Endurer une expérience d'injustice provoque une profonde colère et développe un sentiment d'impuissance et augmente les risques de radicalisation chez certains sujets des plus vulnérables.

Je reste persuadé cependant que le discours endurci, haineux et radical - toute saveur confondue - demeure un facteur aggravant, qui vient offrir aux sujets radicalisés une certaine reconnaissance et légitimité tant recherchée.

Les jeunes demeurent plus à risque : l'énergie débordante, la recherche d'un idéal et l'esprit de révolte à cet âge augmentent les risques de radicalisation.

C'est dans le combat contre l'exclusion et l'injustice qu'il faut rechercher la solution. À cet effet, quelques pistes s'imposent :

Accompagner les jeunes dans la voie de la réalisation, du confort identitaire et de la conscience citoyenne, indiquent les pistes favorables à l'harmonie et à l'épanouissement.

Appuyer les familles dans le rôle si précieux qu'elles ont à jouer dans la socialisation et l'épanouissement des enfants.

Adopter des politiques favorables à l'intégration harmonieuse, en matière d'emploi et des services sociaux, d'éducation et de santé.

Cultiver l'harmonie sociale et soutenir l'épanouissement des jeunes, demeurent la responsabilité de tous : société, pouvoirs publics, groupes et individus.

Dr Brahim Benyoucef, sociologue-urbaniste, Laval 

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