À savoir sur la culture du viol

La culture du viol s'exprime entre autres par... (Archives La Presse)

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La culture du viol s'exprime entre autres par la banalisation ou la mise en doute systématique de la parole d'une victime d'agression sexuelle, explique l'auteure.

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Point de vue
Le Soleil

En réaction au texte de François Bourque «Les mauvais réflexes» publié le 20 octobre

À la suite à la lecture de la chronique «Les mauvais réflexes», parue le 20 octobre dans le journal Le Soleil, je sens la nécessité de mentionner à François Bourque que la culture du viol est davantage qu'un terme «en vogue» cherchant à «attirer l'attention en choquant».

Monsieur Bourque, même si vous aimez «croire que ce n'est pas le cas», les agressions sexuelles font partie de la vie d'une femme sur trois au Québec*. Une sur trois! Ce n'est pas assez pour dire que ça fait partie de la culture, selon vous?

Il est possible de participer à cette culture sans vouloir mal faire, vous savez. Et c'est d'ailleurs ce que vous faites avec votre texte. 

La culture du viol s'exprime entre autres par la banalisation ou la mise en doute systématique de la parole d'une victime d'agression sexuelle. En disant à une victime, par exemple : «Te rends-tu compte que tu vas gâcher la vie de cet homme en le dénonçant?» Ou encore, comme vous le faites si bien, en affirmant qu'«il restera toujours une part de risque». 

Oui, bien sûr, c'est plus «confortable» de se dire que les statistiques tiennent de la fatalité et qu'il y aura toujours un risque de se faire agresser. Mais peut-être qu'il serait plus «responsable» de voir la vérité en face, Monsieur Bourque, et de se retrousser les manches pour que les femmes retrouvent leur dignité. Il semble que vous n'avez pas compris le message pourtant à la une de votre propre journal : «Ce n'est pas une question de serrure»!

Parler de la culture du viol, c'est notre façon à nous, les jeunes femmes, de dire à notre tour que «le privé est politique».

Marie-Pier Landry, mère de deux filles et étudiante de 2e cycle en service social à l'Université Laval

*Statistiques diffusées par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (bit.ly/1qk6QK4)

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