Services de garde publics: quand le gouvernement détruit au profit du privé

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C'est indéniable, les services de garde régis et subventionnés ont un effet positif sur la réussite des enfants, en plus de permettre une meilleure conciliation travail-famille, écrit la présidente de la CSQ, Louise Chabot.

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Le Soleil

«La modulation des frais de garde et l'attrait des garderies privées non subventionnées plus avantageuses fiscalement pour certains parents», telles sont les conclusions d'un reportage de Radio-Canada sur les places vacantes dans les centres de la petite enfance (CPE), les services de garde en milieu familial et les garderies privées subventionnées.

Le gouvernement libéral démantèle depuis un bon moment notre réseau public des services de garde régis et subventionnés. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) tire la sonnette d'alarme depuis février 2015!

Nos membres sont aux premières loges pour constater les effets dévastateurs des décisions du gouvernement libéral. La modulation des frais de garde oblige les familles à faire des choix désastreux. Tous les jours, on voit des parents qui doivent se serrer encore plus la ceinture, des mères qui retournent à la maison faute de moyens, des enfants envoyés dans des installations de moindre qualité.

La problématique des places vacantes, en CPE, est aussi en augmentation en milieu familial. Les responsables de services de garde régis et subventionnés en milieu familial, ayant souvent plusieurs années d'expérience, se voient dans l'obligation de fermer leurs portes faute d'enfants.

En raison des décisions de ce gouvernement, des milliers d'enfants se voient offrir des services de moindre qualité, alors que ce sont des années déterminantes pour leur développement.

La littérature scientifique est catégorique à ce sujet: en matière de qualité et de bienfaits pour les enfants, le réseau public de services de garde éducatifs à la petite enfance, tant en CPE qu'en milieu familial, est préférable au réseau privé; les éducatrices sont mieux formées, mieux payées, mieux organisées et ont de meilleures conditions de travail, ce qui se répercute positivement sur la qualité des services offerts aux enfants et, ultérieurement, sur leur développement cognitif.

Les recherches confirment également que le nombre de plaintes est bien plus grand dans les services de garde privés que dans les services de garde publics. En 2013-2014, 830 plaintes liées à la santé et à la sécurité des enfants ont été enregistrées à l'endroit des garderies privées, contre 97 pour les CPE et 2 pour les milieux familiaux régis.

Pourtant, depuis les bonifications du crédit d'impôt pour frais de garde en 2008 et en 2009 et l'instauration du remboursement anticipé mensuel, le nombre de garderies privées non subventionnées a augmenté de 554 %, passant de moins de 7000 en 2009, à plus de 46 000 en 2014; alors que, depuis 2009, le nombre de places offertes en CPE a augmenté de seulement 11 % et n'a pas varié en milieu familial subventionné. S'ajoutent, depuis 2014, des compressions totalisant 230 millions $.

Il est toujours important de rappeler que la mise en place, en 1997, d'un réseau public de services de garde à contribution réduite a favorisé l'accessibilité et le maintien des femmes sur le marché du travail. De même, le pourcentage de familles monoparentales vivant sous le seuil de la pauvreté est passé de 60 % à 20 %.

C'est indéniable, les services de garde régis et subventionnés ont un effet positif sur la réussite des enfants, en plus de permettre une meilleure conciliation travail-famille.

Il en va de l'avenir de nos enfants.

La solution est donc simple, et elle se doit d'être appliquée: un retour à l'accès universel pour nos services de garde publics régis et subventionnés...

Ne l'oublions pas et, surtout, rappelons-le au gouvernement: les services de garde éducatifs à l'enfance sont un investissement précieux pour le Québec et pour l'avenir de nos enfants.

Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec

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