Le ministre Blais aurait tort de pavoiser

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Pour l'auteur de la lettre, l'aspect inacceptable du projet de loi 70 concerne les sanctions financières qui condamneraient des centaines de personnes à vivre avec une prestation mensuelle d'aide sociale de 399 $ par mois.

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Le Soleil

Malgré l'entente récente entre le gouvernement du Québec et les partis d'opposition autour du projet de loi 70, nous devons refuser de baisser les bras et dénoncer la lâcheté du gouvernement et son mépris pour la démocratie. Surtout, nous devrons continuer de dénoncer le projet de loi tant que son aspect le plus odieux ne sera pas abandonné : les sanctions financières qui condamneront des centaines, voire des milliers de personnes à vivre avec une prestation mensuelle d'aide sociale d'à peine 399 $ par mois.

Nous pouvons comprendre la position des partis d'opposition qui, après des mois de travail acharné, ont fait le choix de «sauver les meubles» en évitant le bâillon, pour essayer d'adoucir quelques-uns des irritants du projet de loi 70. Il semble que, selon eux, l'élastique a été étiré au maximum et que l'adoption du projet de loi sous le bâillon serait le pire des scénarios. Dans les circonstances, nous leur souhaitons la meilleure des chances dans leurs efforts pour rendre le projet de loi 70 un peu moins indécent.

Toutefois, nous croyons que l'annonce de cette entente ne représente qu'un gain mineur et qu'elle marque surtout le début d'une nouvelle étape dans la lutte contre l'approche coercitive introduite par ce projet de loi. C'est bien beau une évaluation du programme Objectif emploi dans deux ans ou la précision que seuls les primo-demandeurs seront affectés par les nouvelles mesures, mais cela ne change rien au problème de fond. Les sanctions financières prévues par le projet de loi demeurent un déni des droits de la personne en plus de contrevenir à l'esprit de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Nous devons dénoncer les sanctions, mais aussi la lâcheté et le mépris pour la démocratie dont le gouvernement a fait preuve dans la dernière année. Nous voyons, dans l'attitude du ministre Blais, du mépris envers les personnes et les organisations qui questionnent son projet de loi ou s'y opposent. En se permettant de rejeter du revers de la main toutes les demandes de compromis, d'amendement et d'ouverture au dialogue, et en osant brandir la menace du bâillon pour faire avancer son projet de loi, il nuit dangereusement au débat démocratique.

Nous voyons également de la lâcheté dans l'attitude du ministre Blais parce qu'il défend son projet de loi à l'aide des pires préjugés envers les personnes assistées sociales. Et il est lâche de s'en prendre aux plus mal pris de la société. Déjà que ces personnes sont condamnées à vivre avec 623 $ par mois, elles pourraient, à cause de l'obsession du ministre Blais pour les sanctions financières, se retrouver avec moins de 400 $ par mois.»

Est-ce que l'objectif du gouvernement et de son ministre est de jeter des gens à la rue?

Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté

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