Ce que Pierre Dansereau nous a enseigné

Pierre Dansereau, photographié en 1999... (Archives La Presse)

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Pierre Dansereau, photographié en 1999

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Le Soleil

Il y a cinq ans déjà, le 28 septembre 2011, le Québec perdait l'un de ses plus éminents scientifiques, l'écologiste Pierre Dansereau, décédé quelques jours avant son 100e anniversaire de naissance.

Considéré comme l'un des fondateurs de l'écologie, la science qui étudie les relations entre les êtres vivants et leur milieu, Pierre Dansereau a consacré sa carrière à expliquer l'interdépendance des humains et de la nature et la nécessité de vivre selon nos moyens, dans une joyeuse austérité qui respecte les autres et la capacité de production des écosystèmes. Face à la constante dégradation de la nature, on peut se demander ce que nous avons retenu des enseignements du maître.

La biodiversité et les écosystèmes aquatiques et terrestres rendent la vie des humains possible et agréable en fournissant des services écologiques indispensables : air et eau pure, nourriture et boisson, matériaux de construction, fibres pour nos vêtements, médicaments, régulation du climat, prévention des inondations. Nous respirons, nous mangeons, nous nous habillons, nous nous abritons, nous nous soignons, en fait nous vivons grâce à la nature. Pourtant, notre soif de consommation, notre appétit pour les ressources naturelles et l'indifférence des entreprises et des pouvoirs publics entraînent la destruction des écosystèmes et mettent en péril notre santé et notre vie.

Conscients des risques associés à la perte de biodiversité et aux impacts des changements climatiques, de plus en plus de citoyens guidés par les enseignements de Pierre Dansereau et les appels pressants d'écologistes éclairés refusent de baisser les bras devant le bulldozer de la croissance économique. Ils réclament haut et fort que les gouvernements et les entreprises respectent les engagements qu'ils ont pris en signant les conventions internationales sur l'environnement et leurs promesses de développement durable. 

À l'occasion du congé de la fête de l'Action de grâce, la Société pour la nature et les parcs du Québec invite le public à visiter les parcs nationaux du Québec, à marcher en pleine nature pour mieux la connaître et constater tout le bien qu'elle nous procure. 

Arpenter sereinement un sentier pour apprécier et remercier la nature, voilà une image qui rappelle celui qui fut pour moi un mentor et un ami. Avant-gardiste qu'il était, il serait certainement premier devant à tracer la voie le jour de l'événement.

Comme le dit si bien Pierre Dansereau : « La plus grande catastrophe écologique, c'est le retrait dans l'enveloppe confortable de notre prospérité, dans notre obstination à perpétuer notre haut niveau de vie. Si nous ne sommes pas capables de briser cette coquille, de desserrer cet étau et d'aider d'autres nations, nous sommes nous-mêmes condamnés! Je crois que l'homme peut encore se sauver, mais il faut bien reconnaître qu'il n'a jamais été en plus grand péril, et par sa propre faute.»

J'ajouterai que si l'humain est le pire ennemi de la nature, il est aussi le seul à pouvoir la sauver. Tous ensemble, marchons pour la nature.

Jacques Prescott, biologiste et professeur associé, chaire en écoconseil de l'Université du Québec à Chicoutimi

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