Transferts en santé: oui à des conditions de résultats

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Les patients doivent être le centre des préoccupations, estime la présidente de l'Association médicale du Québec.

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Le Soleil

Financer des programmes sans fixer d'objectifs ou de critères de performance n'apporte pas de résultats probants. En effet, autant lancer l'argent en l'air et espérer qu'il retombe aux bons endroits et de la bonne façon. Sur ce point, autant le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, que la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, ont raison.

Il est paradoxal de constater que le Dr Barrette applique cette médecine de conditions par le truchement des lois 10 et 20, mais s'oppose avec véhémence lorsqu'on applique sur lui le même médicament.

Dans l'application de la loi no 10, pour recadrer le système de santé, et la loi no 20, afin d'assurer un niveau de livrables de la part des médecins, le ministre a clairement fait entendre qu'il n'y aurait plus d'argent sans qu'il n'y ait d'exigences de performance posées dans le but de garantir des résultats pour la population. Avec son dernier rapport, il indique lui-même que son approche a été la bonne puisqu'il y a en effet un accroissement de la productivité et que la population est désormais mieux servie. Alors, pourquoi est-il si réfractaire à l'idée que le gouvernement fédéral utilise la même méthode?

Le gouvernement du Québec y voit une intervention malsaine dans un champ de compétence provinciale. Or, il faut bien constater que le gouvernement fédéral a toujours posé des conditions à son argent en santé, soit la Loi canadienne sur les soins de santé, qui édicte les conditions du transfert fédéral. Si bien que cette fois, puisqu'il s'agit d'augmenter ce transfert, il est tout à fait normal que la ministre Philpott y pose à nouveau des conditions.

Ce qui est important pour le respect des champs de compétence, c'est que ces conditions se limitent aux résultats et aux objectifs, et non qu'ils s'étendent jusqu'à dicter la forme et la manière d'agir.

Ainsi, j'invite les ministres Barrette et Philpott à réfléchir et mettre en pratique ce qu'ils prêchent couramment, soit de mettre les patients au centre de leurs préoccupations et de s'entendre sur le service et les besoins à combler plutôt que de crier à la victime et de jouer le jeu politique.

Dre Yun Jen, présidente, Association médicale du Québec, Montréal

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