Parité et course à la chefferie du Parti québécois

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La candidate à la direction du PQ Martine Ouellet

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Dans le cadre de la présente course à la chefferie du Parti québécois, le Groupe Femmes, Politique et Démocratie interpelle les candidat(e)s en leur adressant deux questions à savoir :

1- S'ils entendent respecter les engagements du Parti québécois lors du Sommet des femmes tenu à Montréal les 3 et 4 mars derniers et les mettre en oeuvre rapidement advenant leur élection, au cours de leur prochain mandat?

2 - S'ils appuient La Déclaration En marche pour la parité initiée par le GFPD et dans laquelle on demande à l'Assemblée nationale du Québec et au gouvernement du Québec une loi assurant la parité dans toutes les sphères de décision. Cela pourrait prendre la forme d'un chantier dans lequel la classe politique, les citoyens et des experts examinent les différentes options et propositions.

La réalité : en 2016, soit 76 ans après l'obtention du droit de vote des femmes au Québec, les Québécoises sont encore loin d'exercer le pouvoir politique, voire économique, à égalité avec les hommes. À titre d'exemple, elles forment aujourd'hui 28,9 % des élus à l'Assemblée nationale, 40,7 % des ministres (39,3 % en janvier 2016), 32 % des conseillers municipaux, 17,3 % des maires, 21,8 % des préfets des municipalités régionales de comté (MRC) et 19,8 % des conseils d'administration des grandes entreprises.

L'atteinte de l'égalité femmes-hommes n'est ni linéaire ni progressive, comme en témoignent les reculs constatés ces dernières années quant à la proportion de femmes députées et ministres. Lorsqu'il y a progression, elle demeure très lente. L'exemple du Québec est éloquent : la proportion des femmes députées y est moins élevée aujourd'hui (28,9 %) qu'en 2003 (30,4 %). En 2007 et en 2014, le Québec a connu un recul marqué de la représentativité des femmes à l'Assemblée nationale. Celle-ci est passée de 30,4 % en 2003 à 25,6 % à l'élection de 2007 et de 32, 9 % en 2012 à 27,2 % en 2014. À la suite du dernier remaniement ministériel, les femmes représentent 40,7 % des ministres.

Dans les fonctions municipales, la croissance est anémique, une situation encore plus critique étant donné les nouveaux pouvoirs qui sont attribués aux MRC du Québec à la suite des réorganisations régionales.

En fait, le Québec prend du retard par rapport à d'autres pays dans le monde. Derrière le Rwanda (1er), la Suède (5e), le Mexique (7e), l'Angola (23e) ou encore le Soudan (45e), le Québec occupe le 50e rang en matière de représentation féminine dans les parlements, et régresse alors que plus d'une centaine de pays ont adopté, au cours des dernières années, des mesures législatives pour corriger l'exclusion des femmes de leur système politique. Parce que la parité est une question de justice sociale et de démocratie, il devient impératif de régler ce déficit de représentation démocratique et de faire en sorte que la population du Québec puisse bénéficier du transfert de la richesse et des expériences diversifiées de plus de 50 % du tissu social du Québec.

Micheline Paradis, présidente, Groupe Femmes, Politique et Démocratie

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