Uber: une entente injuste qui ignore la loi 100

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Maintenant que le gros poisson qu'est UBER est légalisé, les contrôleurs routiers ne trouveront personne sur la route, sauf les aventuriers qui imitent l'illégalité Uber, estime l'auteur.

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Point de vue
Le Soleil

Au-delà du questionnement, de la frustration et du désespoir, il est important de garder son calme et d'essayer de comprendre les impacts sur la décision prise par Philippe Couillard, à minuit, le 7 septembre 2016.

D'abord, il convient de constater que ce projet pilote vient rendre inopérante la loi 100 adoptée sur bâillon au mois de juin. En fait, dans son amendement 33, le ministre s'est octroyé le pouvoir d'offrir des permis d'exploitation de taxi à qui il veut, sans consultation ni contestation de qui que ce soit. Ce pouvoir était jadis confié à la Commission de transport. La transparence était encore vertu.

À la base, la loi a été confectionnée pour traquer le transport de taxi illégal. Maintenant que le gros poisson qu'est UBER est légalisé, les contrôleurs routiers ne trouveront personne sur la route, sauf les aventuriers qui imitent l'illégalité Uber.

Je prédis que le projet pilote, avec non-obligation de permis, sera renouvelé, car il sera impossible de mesurer la diminution de la valeur du permis d'exploitation faute d'acheteurs. Car qui paiera pour un permis qui donne droit à un exercice qu'on peut faire sans permis? La logique est simple.

Ensuite, il faut comprendre que la notion de banque d'heures n'est qu'une façon malhonnête de représenter la gestion de l'offre, le permis d'exploitation. Le contrôle de la consommation de la banque est impossible et inutile, car les pénalités pour dépassement ne sont que dérisoires.

Enfin, ce projet pose un problème d'égalité devant la loi et devant le service public. Pourquoi d'autres compagnies ne pourraient-elles pas se prévaloir du même traitement qu'Uber?

Mais alors, nous devons nous demander comment le gouvernement continuera à imposer une lourde réglementation sur l'industrie du taxi, qu'il aura dépouillée d'autant de milliers de dollars.

Last but not least, le gouvernement veut changer le système de gestion de l'offre dans l'industrie du taxi, «En douceur», sans compensation aucune. Impossible. La justice risque de s'en mêler et causer un précédent. Il y a d'autres industries réglementées, il va falloir ouvrir le marché. C'est toujours l'équité.

On oublie que même une compensation à ces 22 000 travailleurs autonomes ne permet pas de conclure qu'il y a équité. Philippe Couillard devrait présenter un plan de réinsertion au marché du travail à tous ces immigrants qu'il est en train de congédier alors que de nombreuses personnes détiennent des diplômes.

Jean-Marie Ndayishimiye, chauffeur de taxi, Québec

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