Les travailleurs du taxi ont attendu assez longtemps

Alors que des sanctions sont supposées d'être imposées... (Photothèque Le Soleil)

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Alors que des sanctions sont supposées d'être imposées aux chauffeurs d'UberX à partir de jeudi, le gouvernement du Québec continue de négocier avec les dirigeants de la multinationale afin de trouver un compromis, au grand dam du porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec.

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Le Soleil

Les travailleurs du taxi vivent depuis deux ans dans un univers parallèle absurde et inquiétant.

En effet, cela fait bientôt deux ans que les 1200 travailleurs du taxi de la capitale attendent ce qui devrait enfin arriver ce jeudi 8 septembre: de véritables sanctions contre les chauffeurs complices d'UberX.

Les lois s'appliquent à tout le monde; le gouvernement ne tolère jamais l'illégalité; les sanctions sont sévères pour tous, sauf pour Uber. Pour la multinationale qui préfère embaucher une armée d'avocats plutôt que de payer des permis et de l'impôt, le gouvernement est prêt à négocier. Plus encore, la multinationale s'affiche ouvertement, achète des publicités dans les journaux, à la radio. Et le gouvernement se dit ouvert à collaborer.

À quand des publicités pour l'Association des travailleurs au noir? Les braconniers du Québec vont-ils bientôt prendre des pages dans les journaux pour expliquer le bien-fondé de leur cause? Tolérerions-nous que des proxénètes achètent de la publicité sur Facebook en disant qu'ils embauchent?

Toutes ces interrogations sont profondément absurdes. Pourtant, dans le transport rémunéré de personnes, toutes ces propositions ont eu lieu au Québec et à Québec au cours de 700 derniers jours. Ce cauchemar, ce monde parallèle absurde et inquiétant devrait, si le gouvernement tient parole, bientôt prendre fin. Au nom des 1200 travailleurs du taxi de Québec, je vous dis: ce n'est pas trop tôt!

Présentement, le ministre des Transports négocie avec Uber pour trouver un compromis, un projet pilote, avant le 8 septembre. Le ministre a dit qu'il faisait d'Uber sa priorité. Quelle étrange déclaration. Comme si un nouveau ministre de la Faune faisait d'une rencontre avec le Regroupement des braconniers sa priorité.

Le gouvernement s'est engagé à être équitable envers le taxi, à ne pas créer deux régimes de transport de personnes, à ne pas créer de projet pilote qui affecterait négativement la valeur des permis de taxi. Plus encore, il s'est engagé, dès le 8 septembre, à exercer avec rigueur les nouvelles sanctions permises par la loi, comme la suspension des permis et des amendes pouvant aller jusqu'à 100 000$. Les milliers de travailleurs du taxi ont attendu assez longtemps. Jeudi prochain, ils surveilleront tous de très près l'application des sanctions contre ceux qui les volent impunément depuis trop longtemps. Le ministre affirme que «des changements auront lieu» après cette date. Ces changements, nous les aurons à l'oeil. Et pour ceux qui ont l'impression de perdre quelque chose, nous vous présenterons dans les prochains jours notre nouvelle application mobile.

Abdallah Homsy, porte-parole

Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec

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