Projet de loi 70: non au statu quo et à la coercition à l'aide sociale

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Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais

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Le ministre François Blais a publié deux communiqués cette semaine pour vanter son projet de loi 70 et réagir aux propos tenus en commission parlementaire par «le Parti québécois, Québec solidaire ainsi que le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Serge Petitclerc».

Dans ces communiqués (23 août et 25 août), François Blais ne parle nulle part des sanctions prévues par le programme Objectif emploi. Or, ce sont justement ces sanctions qui expliquent l'essentiel de l'opposition du Collectif au projet de loi 70.

Nous tenons à dire au ministre Blais que, contrairement à ce qu'il affirme, nous nous opposons au statu quo à l'aide sociale depuis des années, et même depuis toujours : le Collectif a précisément été fondé pour forcer le Québec à se donner des outils pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Nous sommes d'accord avec le ministre Blais pour dire qu'il faut «augmenter l'aide financière aux premiers demandeurs d'aide sociale». (En fait, nous pensons qu'elle devrait être augmentée pour tous les prestataires).

Nous sommes d'accord pour dire qu'il faut «leur offrir un meilleur soutien dans le développement de leur employabilité» (ce qui comprend des activités de formation ou de développement d'habiletés sociales, au choix des participantes et des participants).

Nous sommes d'accord pour dire «qu'il n'est plus acceptable qu'une personne contrainte à recevoir de l'aide sociale ne puisse bénéficier d'un accompagnement personnalisé visant à lui permettre d'améliorer son employabilité et, ultimement, d'occuper un emploi».

Il est faux de prétendre que nous sommes pour le statu quo ou que nous voulons «abandonner les nouveaux demandeurs». Au contraire. Nous voulons que l'État les soutienne le mieux possible.

Mais quand le ministre Blais prétend aider ces personnes en les menaçant de pénalités financières, nous ne pouvons plus être d'accord avec lui. Nous y voyons un non-sens; une aide de dernier recours ne peut être conditionnelle. Et nous continuerons notre travail pour le faire comprendre au ministre.

Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté

Québec

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