Le Brexit versus la proposition de René Lévesque en 1980

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René Lévesque

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Point de vue
Le Soleil

Lévesque avait raison.

Depuis la victoire du Brexit en Grande-Bretagne, je n'arrive pas à saisir l'affolement des perdants et des gagnants. C'est normal : le résultat est serré et la campagne des uns et des autres fut un fouillis monumental. Il aurait fallu y aller étape par étape, comme avait voulu le faire René Lévesque en 1980. Ce dernier proposait deux étapes : la première demandait le droit de négocier une forme de souveraineté-association; et la deuxième, si la première était acceptée par le peuple, d'y aller d'un deuxième référendum pour confirmer le résultat de la première négociation. Malheureusement, les fédéralistes ont tout fait pour torpiller le processus démocratique. Ce faisant, on a dérogé aux règles les plus élémentaires en démocratie.

Certains diront que le référendum en Grande-Bretagne et celui du Québec en 1980 ne se comparent pas. Ils ont raison, mais pas pour les mêmes raisons. Les Anglais ont dit oui pour rester des Anglais et les Québécois, eux, ont voté non pour rester des Canadiens. Résultat : nous ne faisons même pas partie du Canada juridiquement parce que par la suite nous avons refusé le piège constitutionnel de Trudeau. Et pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est Robert Bourassa qui a refusé l'humiliation.

Lévis Bouchard, Québec

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