Les «vraiment-o-logues»

Le manque de vocabulaire de nos voix familières... (Archives La Presse, Alain Roberge)

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Le manque de vocabulaire de nos voix familières quotidiennes devient de plus en plus flagrant, pour ne pas dire «vraiment» désolant, pense l'auteur de ces lignes

Archives La Presse, Alain Roberge

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Le Soleil

Le commentaire fort pertinent d'un lecteur mardi dernier à propos des «en-fait-o-logues» m'a motivé à identifier un autre tic de langage tout aussi agaçant entendu quotidiennement dans les médias et dans la vie courante: il suffit de compter le nombre de fois que le mot vraiment est utilisé à l'oral et même dans la publicité télévisuelle.

J'ai déjà relevé ce mot jusqu'à quatre fois dans la même phrase, sans exagérer, de la part d'une commentatrice d'une station de nouvelles en continu et si souvent dans la bouche de plusieurs vedettes bien connues.

Cela se reproduit dans les conversations privées et aussi à l'écrit. Le manque de vocabulaire de nos voix familières quotidiennes devient de plus en plus flagrant, pour ne pas dire «vraiment» désolant.

Daniel Lizotte, Saint-Apollinaire

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