Partisanerie et finances publiques

Électoraliste et partisane, voilà sans doute la seule... (La Presse Canadienne)

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Électoraliste et partisane, voilà sans doute la seule vision dont le premier ministre Philippe Couillard semble capable, estime l'auteur.

La Presse Canadienne

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Point de vue
Le Soleil

Lorsque les libéraux ont pris le pouvoir en 2014, la nécessité de resserrer la gestion des finances publiques faisait largement consensus, rapports d'experts indépendants à l'appui.

Là où le bât blesse, c'est qu'une fois entre les mains des politiciens, le chantier de la rationalisation des dépenses publiques devenait irrémédiablement soumis à une stratégie partisane qui consiste à faire le «travail de bras» tôt en début de mandat de façon à mieux pouvoir courtiser l'électorat en prévision du retour aux urnes.

Or, l'empressement des libéraux à sabrer dans toutes les directions sans pour autant prendre le temps d'apprécier l'impact des effets collatéraux possibles aura grevé considérablement la qualité de nos acquis sociaux. Seuls les milieux les plus vindicatifs par nature ou encore les levées de boucliers de la population sur certaines décisions aberrantes ont su résister et auront réussi à faire reculer les sbires à qui on a confié la mission de mener la «grande chirurgie».

Ainsi, avant de pavoiser sur l'atteinte d'un surplus budgétaire, osons prendre la mesure du dommage causé par l'administration Couillard à notre tissu social et à nos institutions. Pour s'en convaincre, il suffit de relire les multiples lettres ouvertes parues depuis deux ans provenant d'enseignants à bout de souffle, de médecins, de travailleurs sociaux, de représentants de centres locaux de santé, de garderies, de centres jeunesse, de patients de CHSLD, d'organismes de concertation et de développement régionaux bref, de tous ces acteurs qui, sur le terrain, devaient assumer les conséquences des coupes imposées.

Couper c'est bien beau, mais... Réfléchir, c'est encore mieux! Et si on ne saurait mettre en doute l'intelligence de Philippe Couillard, on doit se rendre à l'évidence que les conséquences de son manque de vision se feront sentir pour des années à venir, voire des décennies.

Et maintenant que survient ce surplus budgétaire, il ne serait pas surprenant, comme le suggère l'éditorialiste Brigitte Breton du Soleil, que la seule question qui préoccupe vraiment Philippe Couillard soit : «Comment utiliser ce surplus de la façon la plus rentable politiquement en prévision des élections prévues pour 2018». Électoraliste et partisane, voilà sans doute la seule vision dont le premier ministre semble capable.

Jean-Paul Plante, La Malbaie

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