L'urgence, une maladie chronique

Cuba, décembre 2015, je suis mordu ou piqué au talon par un animal marin. Le... (Archives La Presse, Alain Roberge)

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Le Soleil

Cuba, décembre 2015, je suis mordu ou piqué au talon par un animal marin. Le pied est bleu, la jambe est paralysée, la douleur, indescriptible. On me monte d'urgence à la clinique, car chaque hôtel ou presque en possède. La médecin est dérangée dans son repas, injection de cortisone et d'antihistaminique. Quatre heures de repos plus tard, plus de douleur. Visite de contrôle le lendemain, et voilà, je suis soigné en peu de temps pour 96 $.

Je tremble en imaginant le calvaire que j'aurais enduré si cela m'était arrivé au Québec. M. Barrette et ses gigantesques organigrammes récompensant à coup d'augmentations faramineuses ceux qui ont accepté d'embarquer dans son système inhumain a éloigné ces organisations des services de proximité. La proximité, c'est multiplier les points de service, pas la grandeur des territoires. 

Où est l'accessibilité aux CLSC, aux infirmières, aux médecins? J'ai déjà attendu ou abandonné pour des bronchites maintenant devenues chroniques. Une rumeur veut que les urgentistes ignorent volontairement les priorités 4 et 5 car, disent-ils, ces cas engorgent les urgences, et ces gens n'ont qu'à voir leur médecin de famille. Comment fait-on lorsqu'on est loin de chez soi, ou les fins de semaine, et combien de bobos se sont aggravés à cause de ce refus de soins, combien de longues douleurs et de contagions seraient évitées?

On va à l'urgence car on veut régler un problème de santé qui nous préoccupe, ce n'est jamais par plaisir, et on n'est pas outillé pour connaître la gravité de notre état. Pourtant, si on se fie aux lois mathématiques, si on augmente les médecins aux urgences, (le nombre, et non pas le salaire, comme l'a compris M. Barrette), on devrait passer plus de patients et plus vite. De plus, il refuse d'augmenter les admissions en faculté de médecine. 

Une autre énigme me tracasse : le peu de gens qui osent porter plainte contre le temps d'attente. Beaucoup se plaignent et râlent dans la salle d'attente... et une fois sortis de l'hôpital, ils semblent tout oublier. Où est le «Je me souviens»? Voilà pourquoi le problème perdure. Malades, regroupez-vous, unissez-vous, défendez-vous, que diable! Attention, je ne critique pas ici le personnel infirmier qui fait un travail fantastique dans ces circonstances pénibles.

 Gilbert Blachon, Rivière-du-Loup

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