Les entreprises peuvent encourager la réussite éducative

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Les entreprises sont interpellées concrètement par les enjeux de la réussite éducative, car elles devront compter sur une main-d'oeuvre qualifiée pour faire face aux défis engendrés par le contexte de la nouvelle économie et la quatrième révolution industrielle.

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Le Soleil

Le gouvernement du Québec prépare un Plan pour la réussite scolaire. Comme représentant de la communauté d'affaires, nous nous en réjouissons. Nous sommes conscients que c'est d'abord par l'éducation que les Québécois se sont affirmés dans tous les domaines et qu'ils ont prospéré. Plus que jamais, dans les prochaines années, nos succès économiques, sociaux et culturels seront largement tributaires de notre capacité à bien former nos jeunes, et ce, à tous les niveaux d'éducation.

Les entreprises sont interpellées concrètement par les enjeux de la réussite éducative, car elles devront compter sur une main-d'oeuvre qualifiée pour faire face aux défis engendrés par le contexte de la nouvelle économie et la quatrième révolution industrielle. Les entreprises doivent s'y intéresser et y contribuer.

Un des premiers gestes que les entreprises peuvent poser consiste à limiter le nombre d'heures de travail des jeunes. De nombreuses études démontrent que le travail rémunéré contribue à l'épanouissement et à la maturation de ces derniers. Cependant, lorsque le nombre d'heures travaillées est trop élevé, les effets néfastes peuvent se faire sentir sur la réussite scolaire et, parfois, mener au décrochage.

Nous croyons que durant l'année scolaire, les entreprises devraient limiter à 16 heures par semaine le travail des étudiants de moins de 18 ans. Du dimanche au jeudi, les employeurs devraient s'abstenir de les faire travailler après 22 heures. La FCCQ et le réseau des chambres de commerce avaient lancé ce «mot d'ordre» en 2010. Nous croyons utile de le réitérer aujourd'hui.

Par ailleurs, les entreprises pourraient accueillir un nombre nettement plus élevé de stagiaires en formation professionnelle, technique et même universitaire. Même si plusieurs programmes d'études comportent une composante «stage», peu d'étudiants en bénéficient, surtout au niveau collégial et universitaire, faute de places, à l'exception du domaine de la santé. Le secteur privé pourrait être mis davantage à contribution, ce qui permettrait d'offrir aux jeunes une véritable immersion dans un milieu de travail et raffermirait les liens entre l'école et l'entreprise. La FCCQ préconise même l'utilisation des fonds accumulés en vertu de la loi du 1 % sur la formation de la main-d'oeuvre pour faciliter l'organisation et l'encadrement des stages en entreprise. Une école ouverte sur son milieu économique favorise la réussite éducative. Les Allemands ont compris cela depuis longtemps.

L'accueil de stagiaires représente, selon nous, un des meilleurs choix d'investissement des entreprises pour la formation de la main-d'oeuvre de demain. Les entreprises ont également tout intérêt à intensifier leurs efforts pour permettre à leur main-d'oeuvre actuelle de s'adapter aux changements qui s'opèrent dans les milieux de travail.

On ne saurait aborder la réussite éducative sans traiter aussi de la qualité de l'enseignement et de la recherche universitaire. Depuis le débat sur les droits de scolarité, l'enjeu du financement des universités a été mis sous le boisseau. De nombreuses entreprises craignent maintenant que nos plus importantes institutions universitaires perdent du terrain par rapport aux autres universités canadiennes et américaines.

La FCCQ en appelle à un dialogue constructif sur l'apport positif des universités dans l'économie et la société et souhaite un effort concret de refinancement des universités, assorti d'indicateurs de résultats. Les entreprises, en s'investissant, peuvent être des partenaires actifs de la réussite éducative.

Stéphane Forget, président-directeur général par intérim, Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ)

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