Investir dans l'expertise pour protéger le contribuable

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Richard Perron, président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec.

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Le Soleil

Philippe Couillard a déclaré, lors de son intronisation à titre de premier ministre il y a deux ans: «Parce que nous les considérons comme de véritables partenaires, nous proposerons aux organisations syndicales de nouvelles façons de faire, de partager les difficultés et les bénéfices comme le font de véritables partenaires. Il faut faire en sorte que notre jeunesse soit attirée par le service public et que nous en préservions l'expertise.»

À la mi-mai, nous avions démontré que les analystes en informatique au Québec sont lourdement désavantagés par rapport à leurs collègues de la fonction publique ontarienne et fédérale. Pour ajuster la rémunération du personnel professionnel québécois à celle de leurs homologues ontariens et fédéraux, une augmentation de salaire variant de 50 % à 75 % serait nécessaire.

Aujourd'hui, nous comparerons un autre corps d'emploi, celui d'agente ou d'agent de la gestion financière, celles et ceux qui effectuent des vérifications, des enquêtes, des analyses et des opérations financières et comptables dans le domaine des impôts, des taxes et des droits fiscaux. Bref, celles et ceux qui sont chargés de contrôler l'intégrité des finances publiques et de protéger le contribuable québécois avide de services publics de qualité.

Pour atteindre les salaires de leurs homologues du gouvernement ontarien et du fédéral, nos agentes et agents de la gestion financière devraient toucher des augmentations de 22 % en début de carrière et des augmentations de 60 % pour les plus aguerris qui sont en fin de carrière.

Pas surprenant que le gouvernement du Québec admette lui-même se classer 5e parmi les choix d'employeurs: loin derrière le fédéral et les grandes municipalités, le secteur privé, le statut de travailleur autonome et les réseaux de la santé et de l'éducation.  

Au moment où le gouvernement du Québec doit renouveler massivement ses effectifs - pour pallier les départs à la retraite des baby-boomers - et se retrouve en concurrence avec ces autres organisations pour recruter les meilleurs experts, ce constat s'avère inquiétant.

Ces retards salariaux sont d'autant plus inadmissibles que, dans sa réforme annoncée en juin 2015, l'ancien président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, affirmait que diminuer le recours (très coûteux) à la sous-traitance pour favoriser l'expertise interne était au coeur de son plan.

Les négociations en cours avec ces expertes et experts, gardiennes et gardiens de l'intégrité du gouvernement représentés par le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), constituent une occasion unique de démontrer la pertinence des leçons de la commission Charbonneau. Il s'agit aussi d'une occasion en or pour lancer un message fort: celui d'un gouvernement résolu à valoriser son expertise, comme le préconise le rapport de la commission Charbonneau.

Du même coup, les voeux du premier ministre de préserver l'expertise et d'attirer de jeunes professionnels talentueux seront enfin exaucés!

Richard Perron, Président Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

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