Choisir entre la peinture et les infrastructures

Le fédéral ne mettra pas 400 millions $... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le fédéral ne mettra pas 400 millions $ d'argent neuf en peinture pour le pont de Québec, affirme Denis de Belleval.

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Le Soleil

Le fédéral ne mettra pas 400 millions $ d'argent neuf en peinture pour le pont de Québec. Le pont est la propriété du CN, qui a l'obligation d'en assurer l'intégrité, mais pas l'esthétique, du moins pas à tout prix.

L'irruption dans ce débat du troisième lien n'est qu'un autre écran de fumée, sans rapport avec l'esthétique du pont actuel, ni même avec un projet éventuel concret. De toute façon, la construction de ce troisième lien très hypothétique, dans un avenir indéfini, serait de la compétence du Québec exclusivement et à sa charge. Certes, par l'intermédiaire du fonds sur les infrastructures financé par une partie de la taxe fédérale sur l'essence, on pourrait peut-être distraire une somme pour la peinture du pont, si Québec insiste à tout prix, mais ce serait un choix imbécile, car cet argent ne pourrait servir à court terme pour des projets d'infrastructures essentiels. 

C'est sur ces dossiers à court terme qu'il faut se concentrer et oublier la lubie de la peinture et autres projets pour la semaine des quatre jeudis. Certains semblent croire qu'il existe à Ottawa une petite (pas si petite!) caisse dont le Québec pourrait opportunément profiter pour améliorer l'esthétique du pont de Québec: autre illusion. 

Mon expérience de ministre et de fonctionnaire m'a fait vite comprendre que s'il y a des vases communicants à Ottawa, la tarte, elle, n'augmente pas. Une pointe avalée pour un projet est déduite de ce qui est disponible au total. C'est ainsi, par exemple, que les 4 millions $ pour la place des Canotiers signifient 4 millions $ de moins pour les réfections des infrastructures de base de la ville, dont on constate tous les jours la vétusté. Il en serait de même pour toute somme consacrée au «peinturage» du pont. Rien ne se perd, rien ne se crée, en matière de finances publiques. Tout est question de bon jugement quant à l'emploi des ressources disponibles. Dans le cas du dossier qui semble obséder notre bon maire et d'autres, il est temps de le retrouver.

Denis de Belleval, Québec

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