Réflexions sur la Journée internationale de l'enfance

Un homme transporte à l'hôpital un enfant en larmes après... (AFP, Omar haj kadour)

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Un homme transporte à l'hôpital un enfant en larmes après des raids russes à Idleb en Syrie, mardi.

AFP, Omar haj kadour

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Point de vue
Le Soleil

Miriam, une jeune Syrienne, a récemment été libérée par l'État islamique après une captivité de plus d'un an. La nouvelle n'a pas fait la une ici.

Elle faisait partie d'un groupe de 253 personnes - dont la moitié sont des enfants - kidnappées le 23 février dans leur village de la région d'Hassaké en Syrie. Miriam et son groupe font partie des plus chanceux qui ont pu être libérés en échange d'une forte rançon payée par leur Église assyrienne. L'an dernier, une jeune fille capturée dans un autre village syrien n'a pas eu cette chance : l'EI l'a forcée à se marier avec un officier haut gradé et a affirmé qu'elle ne serait jamais libérée.

Au moment où nous célébrons la Journée internationale de l'enfance, le 1er juin, nous devrions nous rappeler de tous les enfants qui ont vu leur vie bouleversée pour toujours par la guerre. En Syrie, plus de neuf millions d'enfants sont directement touchés par la guerre. À l'extérieur du Moyen-Orient, le monde oublie que plus de 500 000 enfants ont violemment été forcés de quitter l'est de l'Ukraine par les forces pro-russes, et que ce fléau de violence et de conflits affecte tant d'autres régions.

La guerre détruit les immeubles, mais elle brise aussi des vies à jamais. Beaucoup d'enfants ne survivent pas à cette épreuve, comme ce fut le cas tragique du petit Alan Kurdi, trouvé mort sur une plage de Turquie. Certains sont endoctrinés et deviennent des enfants soldats. D'autres, comme Miriam, survivent, mais en sont psychologiquement marqués à vie.

Quand des millions d'enfants sont continuellement exposés à de graves dangers, nous devons nous soucier de leur avenir et du type d'impact à long terme que la situation aura, non seulement sur eux, mais sur la société.

Au cours des dernières années, j'ai rencontré plusieurs enfants d'Ukraine, d'Irak et de Syrie. Le récit de leurs expériences était pénible à entendre. Mais bien qu'ils connaissent la guerre, ils connaissent aussi la signification de la paix. La paix est simple pour eux. L'un de ces enfants m'a dit : «Demandons pardon pour le mal qui a été fait et apprenons à jouer, à rire et à travailler ensemble dans la paix.»

Pendant que les enfants rêvent de paix, l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm rapporte que les dépenses militaires internationales ont atteint le chiffre record de 1,7 trillion $US en 2015. Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, seul 1 % de ce montant suffirait pour répondre aux besoins humanitaires du monde entier.

Des organismes comme l'Association catholique d'aide à l'Orient (CNEWA) et plusieurs autres invitent la population à donner généreusement pour offrir aux enfants comme Miriam, et sa famille les ressources de base nécessaires pour qu'ils puissent vivre dans la dignité en attendant une solution pacifique en Syrie.

Si nous avions au moins le courage d'inviter les enfants aux négociations de paix, nous serions surpris de voir avec quelle rapidité nous trouverions une solution durable pour tous.

Carl Hétu, Directeur national Association catholique d'aide à l'Orient (CNEWA), Ottawa

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