Un rôle accru pour les archivistes médicaux

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L'Association des gestionnaires de l'information de la santé du Québec (AGISQ) voit pour les archivistes médicaux un rôle professionnel accru.

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Le Soleil

Le gouvernement du Québec s'est résolument engagé dans la voie du financement axé sur le patient, dans le but de répondre à l'iniquité et à l'inefficience qui résultent trop souvent du mode actuel d'allocation des ressources financières dans le réseau de la santé et des services sociaux. Dans ce contexte, l'Association des gestionnaires de l'information de la santé du Québec (AGISQ) voit pour les archivistes médicaux un rôle professionnel accru, afin de concrétiser les orientations gouvernementales dans les milieux de soins et de services. À notre avis, la reconnaissance du rôle important des archivistes médicaux est même une condition du succès de ce troisième pan des transformations en santé opérées par le gouvernement.

Les archivistes médicaux sont des techniciens spécialisés en information clinique. Ils détiennent des notions importantes en médecine clinique, en biologie, en pharmacologie, en épidémiologie et en statistiques. En clinique ou en institution, nous le savons, un médecin doit connaître plusieurs informations afin de nous soigner. Outre la condition du patient qui est devant lui, il récupère les renseignements pertinents en se référant à son dossier médical et à son historique de santé, tous deux gérés par les archivistes médicaux. Par ses notions juridiques, l'archiviste médical veille également à la confidentialité et à la sécurité de l'information contenue dans votre dossier médical.

De par leur rôle, les archivistes médicaux sont également les intervenants qui alimentent les bases de données du réseau par la codification des diagnostics et des traitements. Ces informations sont ni plus ni moins que le socle sur lequel le financement axé sur le patient reposera. Comment déterminer le financement adéquat si l'information sur les soins et services n'est pas disponible? Tout comme la santé des patients, il faudra s'assurer de la santé de l'information détenue par le gouvernement, afin de pouvoir enfin faire le lien entre l'état de santé de la population et les dépenses de 32 milliards de dollars faites en santé annuellement.

L'AGISQ est la voix des archivistes médicaux du Québec. Ses membres sont tout aussi résolument engagés que le gouvernement dans les réformes en cours. Leur expertise comprend l'aptitude à fournir une information clinique juste aux professionnels soignants ainsi qu'une information financière opportune aux gestionnaires. Ils sont donc des alliés naturels et essentiels pour compléter ces réformes, à condition de leur en donner les moyens, notamment par la reconnaissance de leur rôle professionnel important au sein du réseau québécois de la santé et des services sociaux.

Alexandre Allard, président de l'Association des gestionnaires de l'information de la santé du Québec 

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