La faim et le désespoir au Venezuela

Avec Hugo Chavez avant lui, le président du... (PHOTO JUAN BARRETO, ARCHIVES AFP)

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Avec Hugo Chavez avant lui, le président du Venezuela, Nicolas Maduro (photo), a converti son pays en un autre Cuba, estime l'ami vénézuelien de l'auteur.

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Point de vue
Le Soleil

En réaction à la lettre de Guy Roy, «Les paradoxes du Venezuela», parue le 24 mai

Je vous transmets ce court article d'un de mes amis vénézuéliens (j'ai demeuré 14 ans dans ce pays). Il est avocat et a été ambassadeur du Venezuela en République dominicaine. Voici ce qu'il m'écrit :

«On étouffe de tous côtés. Hier, au début de mon cours à l'université, j'ai demandé aux élèves qui n'avaient pas déjeuné de lever la main : c'était presque tous! Dans l'après-midi, l'ambulance est venue chercher deux filles qui n'avaient pas mangé depuis deux jours.

Les saccages sont quotidiens, mais personne n'ose en parler. Un ami m'a envoyé des photos de son fils qui prépare sa graduation, mais je n'ai pas pu le remercier : le téléphone est en panne.

«María Eugenia, qui vit à Caracas [la capitale], a été choquée de voir les gens faire la queue devant les poubelles du McDonald pour s'emparer de la nourriture qu'ils jettent. Malgré tout, j'essaie de rester calme au milieu de pareil désespoir. J'ai un ami à Houston (É.-U.] qui va essayer de m'envoyer une caisse de nourriture. Avec la vague de chaleur qui approche, les coupures d'électricité toutes les trois heures rendent le climat insupportable. Avec Chavez et Maduro, ils ont converti notre pays en un autre Cuba.

«La répression gouvernementale a repris dans les quartiers pauvres pour semer la terreur. Les gens ont surnommé la police, "la Gestapo". L'aéroport de Maracaibo [deuxième ville du pays] est devenu un désastre. Il n'y a plus de climatiseurs, et les courroies des carrousels de bagages sont brisés! Il y a très peu de touristes qui s'aventurent, mais les quelques-uns qui se risquent encore, sur l'île Margarita, se font agresser pour leur argent. Les journaux sont réduits à deux ou trois pages seulement.

«Les pauvres se contentent de dîner avec des mangues, qu'ils réussissent à cueillir dans la rue, en les faisant tomber des arbres. On a même vu dans certains supermarchés (quand ils sont ouverts) des femmes qui volaient des pelures de fruits et légumes avec des rasoirs cachés dans leur main! Le Venezuela n'existe plus!»

Voilà l'autre face des «paradoxes du Venezuela»... J'ai fait la traduction moi-même, mais l'original espagnol est disponible.

Père Loyola Gagné, s.s.s., Loretteville

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