Revitaliser le Vieux-Québec: cherchez l'erreur

Selon l'auteur de cette lettre, les conséquences négatives... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Selon l'auteur de cette lettre, les conséquences négatives du remplacement du Marché du Vieux-Port par un nouveau marché situé près du Centre Vidéotron pourraient être très nombreuses.

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Le Soleil

Mardi soir, j'ai assisté à l'assemblée des commerçants, résidents du Vieux-Québec et autres touchés par la fermeture du «dernier marché» prévue pour 2017. Plusieurs personnes ont pris la parole pour exprimer leur opinion sur les impacts locaux, régionaux et touristiques de cette fermeture : la disparition du seul épicier de proximité à l'intérieur du Vieux-Québec, des secteurs Vieux-Port et Cap-Blanc et des impacts sur tous les commerces du secteur dus à un futur manque d'achalandage, l'obligation de bien des restaurateurs du secteur de devoir s'approvisionner ailleurs qu'au Marché, l'obligation des citoyens du secteur de devoir prendre l'autobus ou leur voiture pour aller faire leurs achats de denrées et bien d'autres encore.

Quant aux impacts régionaux, ils sont aussi nombreux. Il semblerait que la fermeture du Marché amènerait une diminution du chiffre d'affaires des commerçants de Limoilou, plus particulièrement ceux de la 3e Avenue, de la rue Soumande et des alentours, tout en considérant que l'arrivée du nouveau marché près du Centre Videotron conduirait à la fermeture de plusieurs commerces dans ce secteur et qu'il n'est pas garanti que les producteurs et marchands qui vont s'installer dans le nouveau site seraient capables de rentabiliser leurs commerces! Certains vont même jusqu'à dire qu'après deux ans d'opération la majorité d'entre eux déclareraient faillite.

Un des arguments soulevés sur le gigantisme et l'échec de ce projet veut que le plus gros marché public au Canada se situe à Toronto, qu'il a une superficie de 50 000 pieds carrés, est situé au centre-ville et dessert une population directe de 2 616 000 habitants et urbaine de plus de six millions d'habitants, comparativement à Montréal qui a un marché de 45 000 p2, une population de plus de deux millions d'habitants et urbaine de plus de quatre millions, alors qu'à Québec, le projet de la Ville est d'aménager un marché public dans un espace de 100 000 p2 pour desservir une population d'environ 530 000 habitants et urbaine de près de 800 000 habitants.

Quant aux touristes et croisiéristes, il ressort des exposés que ceux-ci n'auront plus accès au Marché comme on le voit présentement dans toutes les grandes villes du monde. Les touristes aiment fréquenter les marchés situés dans les centres-villes et avoir la facilité de s'y rendre à pied. Il est certain que ceux-ci ne tenteront pas de se rendre au marché de Limoilou et que cette absence de fréquentation touristique contribuera à une baisse de revenus des marchands.

Finalement, plusieurs solutions ont été présentées : l'amélioration du marché actuel, l'animation, l'utilisation du Marché pour la pêche dans le bassin Louise, l'aménagement d'une plage à l'ouest de celui-ci sans oublier l'aménagement de l'Espace 400e en «place de la Famille» et la transformation de l'édifice de l'Espace 400e en musée de la marine comme le prévoyait l'entente signée avec le gouvernement canadien lors de l'octroi d'une subvention de 25 millions, dans le cadre des fêtes du 400e de la Ville. Force est de constater que depuis plusieurs années, 98 % du mobilier urbain de l'Espace 400e a disparu, que les lieux ont été brisés et transformés en grande partie en stationnement. Cherchez l'erreur.

En terminant, j'aimerais ajouter que la Ville donne beaucoup d'importance au virage vert et à l'augmentation du nombre de résidents dans les secteurs du Vieux-Québec et du Vieux-Port. On ne peut que constater que le message transmis par Mme Lemieux dans son plan d'aménagement est contradictoire avec les actions prises par la Ville. En effet, bientôt, il n'y aura plus d'hôpital dans notre secteur et la disparition du Marché entraînera la mort du secteur. Pour moi, la solution passe par la création d'un organisme sans but lucratif, indépendant de la Ville et de la gestion du Port de Québec qui gèrerait tout l'espace situé tout le long du corridor du Littoral entre la rue Dalhousie et la rue Abraham Martin. Confier la gestion de ces lieux à un OSBL n'aurait que des effets positifs, dont les revenus proviendraient des activités du Marché du Vieux-Port, mais aussi de la gestion des stationnements et autres activités.

Jacques Larose, Québec

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