Partager la route, c'est facile, mais à quel prix?

Partager la route, c'est facile, mais encore faut-il qu'il y ait l'espace pour... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le Soleil

Partager la route, c'est facile, mais encore faut-il qu'il y ait l'espace pour accueillir un utilisateur auquel on donne priorité. Sur bon nombre de routes rurales, il n'y a pas l'espace nécessaire pour créer un corridor de 1 ou 1,5 mètre de largeur pour accueillir les cyclistes qui veulent pratiquer leur loisir.

Il faut savoir que plusieurs de ces routes rurales ont été créées au début de la colonie avec une largeur d'emprise de 36 pieds français, soit 11,69 mètres. Beaucoup de ces routes sont considérées comme dangereuses parce qu'elles sont sinueuses et trop étroites, et c'est pour cette raison que les dépassements y sont prescrits, le tout signalé par une ligne pleine continue au centre du pavage.

Ces routes comprennent, outre une clôture, un faux plat et un fossé d'environ 2,0 mètres, un accotement d'au moins 1 mètre et un pavage dépassant rarement les 4,7 mètres de largeur pour les deux voies de circulation. Donner priorité aux cyclistes sur deux corridors de 1,5 mètre de largeur, ne laisserait que 1,7 mètre de largeur pour les deux voies de circulation, c'est complètement absurde et irresponsable parce que cela ne donne qu'une illusion de sécurité. Les automobilistes qui demeurent sujets à une contravention en traversant une ligne pleine continue n'auront d'autre choix que d'attendre que le cycliste s'arrête pour pouvoir passer. Les cultivateurs ne pourront plus utiliser les routes avec leur machinerie, les camions-citernes qui récoltent le lait ne pourront plus passer s'il y a un cycliste et il en est de même des autobus scolaires, des camions et des autres véhicules de gros format.

Vous pensez que ces routes ont toutes été élargies depuis le début de la colonie? Alors je vous invite à faire le tour de l'île d'Orléans, à venir dans la ville de Québec dans les rangs Ste-Anne, St-Denis, St-Ange, à St-Augustin dans le rang des Mines, dans le 3e Rang, dans le 4e rang et partiellement sur le chemin du Roy et vous serez surpris de constater combien de segments de ces routes sont demeurés dans leur emprise originale.

Il y a pourtant une solution : il faut envisager l'élargissement du pavage de ces routes en empiétant sur l'emprise et les fossés, mais il y a un coût qui y est associé et c'est à l'utilisateur d'en faire les frais.

Yvon Sanfaçon, St-Augustin de Desmaures

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