Une réforme électorale dangereuse

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Le projet de réforme électorale proposé par le gouvernement de Justin Trudeau fait beaucoup couler d'encre ces temps-ci. Malheureusement, les libéraux sont farouchement contre la tenue d'un référendum afin de laisser le dernier mot aux Canadiens et Canadiennes qui auront à subir cette réforme pour les années à venir. Ce n'est pas à un groupe de 338 parlementaires de décider comment quelque 37 millions de concitoyens éliront leurs élites politiques futures. Il me semble que cela va de soi.

Toutefois, c'est un fait que le système actuel, le système majoritaire uninominal à un tour, n'est pas parfait. Cependant, les autres systèmes proposés ne le sont pas non plus. Il ne faut donc pas exclure que le statu quo soit maintenu si après réflexion on se rend compte que notre système actuel est «le moins pire de la gang»!

Le système mis de l'avant par l'administration Trudeau, le système préférentiel, compromettrait dangereusement la préservation d'une saine démocratie en favorisant l'élection de gouvernements libéraux à répétition. Effectivement, ce système favorise l'élection au pouvoir de partis politiques centristes. 

L'électeur doit entrer ses choix en ordre de préférence. Si après compilation de tous les premiers choix aucun candidat n'obtient plus de 50 % du vote, le candidat qui a reçu le moins de votes à titre de premier choix est éliminé et on distribue ses deuxièmes choix aux autres candidats et ainsi de suite. Le problème, c'est que le deuxième choix des gens risque souvent d'être le Parti libéral. En effet, le deuxième choix d'un électeur conservateur, en l'occurrence de droite, aura tendance à être le Parti libéral, au centre. Le contraire est aussi vrai pour l'électorat néo-démocrate qui est plus à gauche.

Ce projet est une réforme majeure de notre démocratie, il faut prendre le temps de l'exécuter comme il se doit. Il ne faut pas nécessairement mettre la date des prochaines élections comme date butoir. Si ça doit prendre cinq ans, alors ça en prendra cinq. Il ne faut surtout pas mettre en péril la santé de notre démocratie.

Gabriel Méthot, étudiant en économie et politique, Université d'Ottawa

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