La police n'a pas besoin d'ingérence

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux,... (Photothèque Le Soleil)

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Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, devrait s'assurer que les politciens ne s'ingèrent pas dans les décisions policières, estime l'auteur.

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Le Soleil

Lettre au Ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux

La semaine dernière, nous avons eu droit à un saccage dans Montréal-Nord où la vie des citoyens a été mise en danger et où les policiers se sont contentés d'agir en observateurs. Jeudi, dans le quartier Hochelaga, une trentaine de casseurs ont lancé des explosifs en direction des policiers qui se sont contentés de les observer. Dans les deux cas, il n'y a pas eu d'arrestation.

Le lendemain des événements de Montréal-Nord, j'ai écouté la conférence de presse donnée par le vice-président du comité exécutif de la ville de Montréal et la conseillère chargée de la Sécurité publique qui disaient que «les policiers ne sont pas intervenus pour ne pas envenimer la situation». J'ai aussi noté qu'il n'y avait aucun policier présent à cette conférence de presse.

Aujourd'hui, j'apprends que dans les deux situations, les policiers ne sont pas intervenus parce que des politiciens en avaient fait la demande. Qui plus est, dans la journée de jeudi, les policiers de Montréal ont procédé à des arrestations dans certains quartiers, sauf, semble-t-il, selon TVA, dans le quartier Montréal-Nord et, encore là, à la demande du système politique.

Vous comprendrez, M. le Ministre, que je sois très inquiet de cette situation où le système politique dicte au système policier les interventions qu'il doit ou ne doit pas faire. Ce qui s'est passé à Montréal-Nord était dangereux, les casseurs ont incendié des voitures, cassé des vitres et causé des dommages considérables tout en mettant en danger la vie des résidents et des passants et en commettant des actes criminels graves. Ce fut la même chose dans le quartier Hochelaga : la vie de citoyens et de policiers fut mise en danger et, encore là, des actes criminels graves ont été commis.

Je vous pose la question, M. Coiteux : est-ce que dorénavant, c'est le politique qui va dicter aux policiers ce qu'ils doivent faire? Actuellement, à Montréal, c'est ce que nous percevons.

M. le Ministre, je vous demande d'intervenir auprès de la Ville de Montréal pour lui rappeler que le pouvoir politique doit être séparé du pouvoir judiciaire et d'intervenir auprès du directeur du Service de police de la Ville de Montréal pour qu'il prenne ses responsabilités. S'il n'est pas capable de le faire, qu'il donne sa démission.

Il en va de la protection de nos systèmes démocratique et policier. J'ai vu, dans certains pays où j'ai travaillé, des policiers se faire payer pour fermer un dossier, des dossiers de drogue, de crimes majeurs et autres, faudrait pas en arriver là.

La police a besoin du support des politiciens, pas de leur ingérence.

Jacques Larose, ex-commandant à la Sûreté du Québec et ex-directeur de la police de Baie-Comeau

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