Jeux olympiques d'hiver 2026 à Québec: oui, mais...

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Pour l'auteur, Lake Placid semble la meilleure option pour Québec dans l'éventualité où la capitale soumettrait un dossier de candidature avec une autre ville.

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Des JO à Québec ?

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Des JO à Québec ?

Le maire de Québec jure qu'il n'est pas en mode olympique. N'empêche, il a visité le Comité international olympique... Alors, il y aura des JO à Québec ? »

Point de vue
Le Soleil

Est-ce que la Ville de Québec peut accueillir les Jeux olympiques d'hiver 2026? La réponse à cette question est oui, mais il y a quelques conditions incontournables à respecter pour y parvenir et faire de ces Jeux un succès.

La première : soumettre un dossier de candidature avec une autre ville, dans ce cas-ci Lake Placid, New York, laquelle a tenu les Jeux d'hiver en 1980. Cette ville me semble la meilleure option pour Québec, étant donné sa proximité (400 kilomètres de Québec) et en raison du fait qu'elle peut prendre à sa charge non seulement la descente masculine et féminine de ski, mais aussi des épreuves renfermant des infrastructures coûteuses comme la piste de bobsleigh et de luge et le saut à ski, qu'elle possède déjà. En outre, une candidature américaine, par surcroît dans le fuseau horaire le plus lucratif de la planète, soit l'heure normale de l'Est, devrait inciter les chaînes de télévision des États-Unis à payer une prime supplémentaire pour diffuser les Jeux. Donc davantage de revenus pour Québec.

La seconde : partager les risques d'organisation avec le Comité international olympique (CIO). Le contrat olympique à signer par la ou les villes hôtes est à sens unique. Toutes les responsabilités d'organisation et tous les coûts associés à des déficits éventuels reviennent aux villes hôtes, le mouvement olympique se gardant tous les bénéfices. Cette pratique n'annonce rien de bon pour Québec. Il faut impérativement négocier un contrat avec partage de risques et de bénéfices avec le CIO.

La troisième et la plus importante : organiser des Jeux olympiques sans déficit. Organiser des Jeux modestes et à coûts minimes ne garantit aucunement qu'il n'y aura pas de dépassement de coûts, comme cela a toujours été le cas pour les villes olympiques, sauf pour les Jeux de Los Angeles en 1984 et ceux d'Atlanta en 1996. Pour réaliser ce tour de force, il ne s'agira pas de présenter un budget équilibré, mais de préparer un budget qui prévoira un surplus imposant (exemple : deux fois plus de revenus que de dépenses), sachant pertinemment qu'il est assez facile de prévoir les revenus, mais que les prévisions de dépenses sont très aléatoires et finissent toujours à la hausse.

La Ville de Québec possède de merveilleux atouts pour convaincre les membres du CIO de lui faire confiance. Toutefois, si elle ne s'engage pas dans la direction mentionnée plus haut et si elle se voyait octroyer les Jeux d'hiver 2026, les payeurs de taxes de Québec et les contribuables québécois ont sérieusement à craindre une explosion de leur compte de taxes pour les premiers et une hausse des impôts pour les seconds. Le maire Labeaume devra aller se cacher au Botswana s'il est toujours en fonction en 2026.

Charles-Robert Dionne, vice-président international, candidature de Québec pour les Jeux olympiques 2002

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