Qui mène Desjardins? Les agences de notation?

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Les dirigeants de Desjardins pensent-ils en fonction des intérêts des sociétaires?

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Le Soleil

Pleurez, priez, roulez-vous par terre, suppliez, soudoyez, implorez... rien n'y changera : Desjardins fermera.

Voilà la réalité provinciale à laquelle même Claude Béland a dû acquiescer, car depuis sa réforme du 4 décembre 1999, Desjardins n'appartient plus aux sociétaires : Desjardins appartient aux agences de notations américaines et européennes. L'ALENA (l'accord de libre-échange nord-américain), l'AMI (l'accord multilatéral sur l'investissement), les Accords de Bâle, toutes ces tractations ont soustrait les membres à leur souveraine propriété de leur coopérative. Ces nouveaux propriétaires ont depuis plusieurs années la puissance d'assujettir toutes les madames Leroux de la terre ainsi que leurs valets régionaux par de superbes rémunérations. 

Claude Béland l'a d'ailleurs confirmé en mai 2015 à l'émission dominicale de Radio-Canada Désautels le dimanche. Lorsqu'il aurait demandé à la présidente de consacrer juste 100 millions $ du milliard et demi des trop-­perçus chargés aux membres pour la conservation des centres de services dans les régions du Québec, Mme Leroux lui aurait répondu que c'était impossible, car elle risquait la décote!

Qui mène Desjardins? Claude Béland, Monique F. Leroux, André Chapleau, les millions de sociétaires, ou aucune de ces réponses? Oui, vous gagnez! Aucune de ces réponses! 

Votre prix : rien. Vous êtes éliminés.

Oh! j'oubliais; le nouveau mantra des dirigeants assujettis, rémunérés et élus un soir de semaine vers 22h30, avant les sandwichs de fin de soirée de l'assemblée générale fourre-tout annuelle c'est :

«Nous comprenons votre déception et sachez que ce n'est pas de gaieté de coeur que nous avons pris cette décision [de fermer votre ancienne Caisse populaire]. La force d'une coopérative réside dans la volonté de ses dirigeants à prendre des décisions qui tiennent compte de l'intérêt de l'ensemble des membres tout en assurant une gestion saine et prudente des avoirs de ceux-ci. Il en va de son développement et de sa pérennité.» C'est ce que disait René Vouligny, président de la Caisse Desjardins de Nicolet, dans Le Nouvelliste du 16 mars.

En cela, ils sont tous appuyés par l'Autorité des marchés financiers (l'AMF du Québec) qui a béni en 2014 Desjardins Caisse Godefroy dans ses fermetures des anciennes Caisses populaires autonomes de Bécancour, Sainte-Angèle-de-Laval et de Précieux-Sang. Fini la coopération.

M. le président Voligny verra peut-être lui aussi sa rémunération globale progresser dans une fourchette oscillant entre 6,6 % et 9,2 % en 2016. Tout ça au nom de l'intérêt de l'ensemble des membres et de la pérennité de Desjardins.

François Champoux, Trois-Rivières

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