Gouvernance scolaire: la chaise oubliée

On dit souvent que sans secrétaire et sans... (Archives La Presse)

Agrandir

On dit souvent que sans secrétaire et sans concierge, l'école ne fonctionnerait pas.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
Le Soleil

Dans le cadre du projet de loi sur la gouvernance scolaire, le ministre veut, entre autres, mettre en place un conseil scolaire dont la composition diffère du conseil des commissaires actuel.

Dans la mouture proposée, les parents, les organismes communautaires, les directions d'établissement, les enseignants et les professionnels seraient représentés. Par contre, il n'y a aucun siège dédié au personnel de soutien. 

C'est franchement insultant que plus de 27 000 personnes aient été oubliées. Surtout que les conseils d'établissement ont déjà deux places réservées pour le personnel de soutien. 

À quoi joue le ministre ou le premier ministre? Depuis le début de ce projet de loi, nous avons vu défiler trois ministres de l'Éducation.

En commission parlementaire, j'ai posé la question à M. Proulx, le nouveau ministre. À ce jour, je n'ai toujours pas de réponses. 

Pourquoi exclure le personnel de soutien de la composition du nouveau Conseil scolaire?

On dit souvent que sans secrétaire et sans concierge, l'école ne fonctionnerait pas. Je suis parfaitement d'accord et ça ne s'arrête pas là. Nos membres, qui travaillent souvent dans l'ombre, représentent pas moins de 81 corps d'emplois. Ils sont donc riches d'expertises et d'expériences dont l'école ne peut se passer.

Comme tout milieu, le réseau scolaire a ses particularités qu'il faut bien connaître lorsque vient le temps de prendre des décisions. Pour avoir un portrait complet de ce qui se passe dans nos écoles et nos établissements, on ne peut pas se priver de la voix du personnel de soutien scolaire. 

Comment peut-on prendre des décisions judicieuses sans tenir compte, par exemple, du point de vue du personnel manuel qui maintient les écoles en ordre, ou du personnel qui offre un service direct aux élèves? Je pense notamment aux éducatrices et éducateurs en service de garde, aux techniciennes et techniciens en éducation spécialisée, ou encore aux surveillants d'élèves.

Le ministre de l'Éducation semble ignorer que chaque élève rencontre, chaque jour, du personnel de soutien entre 20 à 25 fois. Si ce n'est pas de la présence significative dans le milieu, j'aimerais bien qu'on me dise comment ça s'appelle?

À la Fédération du personnel de soutien scolaire, nous demandons une reconnaissance pleine et entière de notre place au sein du Conseil scolaire. Nous craignons qu'un article du projet de loi nous écarte du partage de ressources et de services entre les commissions scolaires et d'autres organismes publics, tels que les municipalités. Le fait que le personnel de soutien est absent du projet de loi n'est-il d'ailleurs pas révélateur des intentions du ministre et de son gouvernement en cette matière? Si tel est le cas, c'est un mauvais calcul.

L'école a besoin de soutien!

Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer