Dr Hébert, vous m'avez blessée

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Le Soleil

Dans le titre de votre article Les vieux se cachent pour mourir, ainsi que dans son contenu, vous généralisez. Je suis d'accord que le maintien à domicile devrait être amélioré. Il existe des situations et des besoins que le maintien à domicile ne pourra jamais combler.

À la suite d'un accident vasculaire, mon mari a des pertes d'équilibre qui maintes fois se terminent par une chute. Celles-ci ont lieu à toute heure du jour. Ici, dans la résidence du Groupe Maurice, nous sommes en sécurité, je n'ai plus à déranger mon fils, mes voisins et amis pour m'aider à le relever. Je sonne et un membre du personnel au département de santé arrive à l'appartement.

Comme aidante naturelle de mon mari, j'apprécie ne plus avoir à m'occuper de l'entretien de la maison. Je ne crois pas que le maintien à domicile pourrait régler les problèmes de : déneigement, électricité, plomberie, etc.

Mon mari et moi voulions, si la vie nous le permet, finir notre vie ensemble dans la paix.

Vous me blessez lorsque vous dites, et je vous cite : «Ils vivent dans une sorte d'autarcie du reste de la société». Je suis encore moins d'accord avec votre affirmation sur les complexes immobiliers qui, selon vous, représentent aussi une mort sociale. Bien au contraire, depuis notre aménagement dans le complexe que nous habitons, je commence à sortir de l'épuisement. Ici, j'ai retrouvé le goût de rire et de vivre. Nous pouvons y inviter nos enfants, nos petits-enfants, nos amis. Régulièrement, il y a des petits bouts de choux qui se joignent à nous pour les repas.

Vous affirmez que les aînés souhaitent vivre dans leur domicile. J'ajouterais : en autant qu'ils soient en forme et qu'un des deux n'a pas à jouer le rôle «d'aidant» à plein temps.

Je vous cite à nouveau : «il semble qu'une proportion importante des aînés choisisse plutôt l'ostracisme à l'intégration sociale». Peut-être ont-ils seulement le goût de vivre un peu plus au ralenti, par exemple d'apprendre à se servir des nouvelles technologies entre eux, à leur vitesse. Le monde va très vite et tout change rapidement. Les gens de ma génération ont connu beaucoup de changements, ils ont dû évoluer à un rythme très accéléré. Pourraient-ils avoir le droit de se retrouver ensemble, dans des résidences organisées spécialement pour eux et qui répondent à leurs besoins?

Vous soulignez les coûts de ces résidences. Pourquoi, lorsque c'est possible, ne pourrions-nous pas nous payer confort, sécurité et services pour les années qu'il nous reste à vivre?

En faisant ce choix, nous permettons à nos enfants de vivre leur vie, de s'occuper de nos petits-enfants en sachant que leurs parents sont en sécurité.

J'ai 79 ans et je suis heureuse de pouvoir vivre mon rôle d'aidante naturelle dans un milieu sécuritaire et en recevant l'aide dont j'ai besoin au moment où j'en ai besoin, entourée de nouveaux amis et d'un personnel chaleureux et accueillant.

Lise Lefebvre-Prévost, Quartier-Sud, Lévis

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