Pipelines d'un autre âge?

Pour le transport du pétrole, les pipelines sont de toute évidence plus... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
Le Soleil

Pour le transport du pétrole, les pipelines sont de toute évidence plus sécuritaires que le train ou le bateau. Il reste qu'ils représentent quand même des risques, surtout pour les déversements dans l'environnement.

Le programme Energie-Est suscite à cet égard une forte opposition, mais où cela nous mène-t-il? Plutôt que de s'attaquer au programme lui-même, pourquoi plutôt ne pas chercher à le rendre plus sécuritaire, même si les coûts s'en trouvent augmentés?

Aujourd'hui, l'on construit des autoroutes qui coûtent plusieurs fois le coût des routes ordinaires. L'on canalise à grands frais fleuves et rivières pour permettre le passage de plus grands navires. Des services de santé de grande qualité mais beaucoup plus coûteux sont applaudis par tous. Pourquoi l'industrie du pétrole ne pourrait-elle pas passer au XXIe siècle?

Ne pourrait-on pas envisager de doter les pipelines de systèmes de surveillance technologique avancée plus élaborés? Pourquoi ne pas les munir de capteurs ou autres dispositifs appropriés de détection et de contrôle tout le long du parcours et surtout près des milieux plus fragiles, tels que les rivières et les fleuves? De façon compétente, mais à des coûts nettement plus élevés, il faut en convenir, l'on surveille et contrôle bien, de façon active, nos réseaux complexes de communication et d'électricité. L'industrie du pétrole a-t-elle bien fait son travail? Quel est son budget de recherche en transport du pétrole? Pour une entreprise responsable, l'objectif n'est pas simplement de «transporter» le pétrole. Au XXIe siècle, il faut tenir compte d'autres exigences.

Ne pourrait-on pas envisager de munir les pipelines d'une gaine ou d'une doublure d'acier ou, mieux, de plastique, pour contenir les déversements, avec des points d'arrêt plus ou moins espacés, surtout aux limites des zones fragiles? Pour le Saint-Laurent, ne vaudrait-il pas la peine de passer le pipeline dans un tunnel fermé à chaque extrémité, pour mieux contrôle les déversements et pour y installer des dispositifs plus complexes de détection et de contrôle? L'addition d'une gaine aurait en outre l'avantage de prolonger considérablement la vie du pipeline, en éliminant la rouille.

Quelles normes de surveillance active applique-t-on à ces équipements pour éviter des déversements mêmes minimes, ou à tout le moins en limiter les dégâts? Nous sommes maintenant au XXIe siècle!

Certes, le coût des équipements et de leur surveillance active va s'en trouver plus élevé et les prix également, mais n'est-ce pas là le prix à payer pour éviter les catastrophes qui se produisent trop souvent et les oppositions que cela suscite?

Il est illusoire de penser que l'arrêt d'Energie-Est va contribuer à améliorer l'environnement. Le pétrole que l'on consomme toujours va tout simplement venir d'ailleurs... et à nos frais.

Au lieu de s'opposer au projet, ce qui a peu de chances de porter fruit, visons plutôt à corriger ses insuffisances. Tout le monde y gagnera.

Maurice Lavallée, ing., Québec

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer