Pour le maintien et l'amélioration de la loi C-36

Le collectif d'aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES) est un réseau... (La Presse Canadienne, Jonathan Hayward)

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La Presse Canadienne, Jonathan Hayward

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Le Soleil

Le collectif d'aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES) est un réseau qui regroupe des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution, qu'elles y soient encore ou qu'elles en soient sorties, ainsi que des sympathisant-e-s souhaitant les soutenir. Nous sommes abolitionnistes, nous travaillons à éliminer cette forme de violence commise le plus souvent par des hommes sur des femmes et des enfants, et ce, dans le cadre d'une industrie multimilliardaire profitant des inégalités sociales.

Depuis l'élection de Justin Trudeau, des défenseurs et défenseuses de l'industrie du sexe l'implorent de renverser une nouvelle loi reliée à la prostitution. Il s'agit de la loi C-36, en vigueur depuis le 6 décembre 2014, qui pénalise la demande de services sexuels tarifés, la publicité prostitutionnelle et l'exploitation d'autrui par la prostitution. Bien que nous trouvions cette loi imparfaite, nous souhaitons son maintien et son amélioration. Nous demandons aussi plus de ressources pour les personnes ayant un vécu prostitutionnel et une intervention globale en la matière.

Décriminaliser la prostitution c'est légitimer l'inégalité homme-femme, riche-pauvre, colonisateur-colonisé, blanc-racisé, et ce, de la façon la plus violente qui soit. Le mouvement abolitionniste n'est pas anti-droit, comme certains le prétendent, il ne défend simplement pas le droit de prostituer un humain. La regrettée écrivaine Nelly Arcan, qui s'est suicidée, comme trop de femmes ayant été dans l'industrie du sexe, posait publiquement la question suivante : «Est-ce que l'intimité sexuelle s'achète?» Nous répondons que non.

Nous défendons le droit de ne pas avoir de relations sexuelles répétées et non désirées pour assurer son bien-être de base. Nous exigeons le droit de vivre sans devoir se prostituer. Nous souhaitons l'abolition de ce commerce, parce que c'est la seule façon d'éviter aux personnes à risques les dangers qui y sont reliés. Nous considérons que l'acceptation sociale d'une activité profondément inégalitaire, la banalisation des violences masculines, la négation des conséquences dévastatrices de la prostitution sur la santé des personnes et le manque d'alternatives socio-économiques pour les femmes et les filles sont au coeur du problème.

Nous invitons le gouvernement à être conséquent, s'il veut réellement se montrer humain et représentatif, qu'il poursuive avec le seul bon coup fait par les conservateurs, et qu'il décriminalise complètement les personnes prostituées, mais surtout pas ceux qui les exploitent!

Rose Sullivan, consultante à la Maison de Marthe, survivante de la prostitution et adm. du CAFES;

Shanie Roy, étudiante, intervenante, survivante de la prostitution et adm. du CAFES;

Êve Lamont, réalisatrice du documentaire Le commerce du sexe;

***

Plus de 60 autres citoyens-nes et survivantes de la prostitution ont signé cette lettre

Caroline Dubé, citoyenne, bénévole et survivante de la prostitution;

Margareth Jean, survivante de la prostitution, photographe et bénévole au CAFES;

Doris Sullivan, citoyenne, survivante de la prostitution et bénévole au CAFES;

Lili Latreille, survivante de la prostitution et bénévole au CAFES;

Marie Drouin, survivante de la prostitution et militante féministe;

Marie-Michelle Nault, survivante de la prostitution et bénévole au CAFES,

Manon Michaud, survivante de la prostitution et bénévole au CAFES;

Nina Dion, survivante de la prostitution;

Carole Shea, retraitée et adm. du CAFES;

Marie-Anne Morin, éducatrice en garderie, assistante sociale et adm. du CAFES;

Julie-Marie Charbonneau Morin, éducatrice spécialisée et étudiante en psychologie;

Rose Dufour, fondatrice de La maison de Marthe;

Catherine Malécot, chargée de projet à La maison de Marthe;

Nicole Dupont, intervenante à la Maison de Marthe;

Curby Charrette Graveline, directrice à La maison de Marthe;

Chantale Caron, Dg La Traversée - centre de crise et prévention suicide, militante féministe;

Sophie Labrie, responsable des communications, CALACS de Granby;

Line Emmanuel Groulx, éducatrice spécialisée et étudiante à la maîtrise en psychoéducation;

Micheline Carrier, éditrice du site féministe Sisyphe;

Élaine Cadoret, citoyenne;

Véronique Lamarre Tremblay, enseignante en intégration social - milieu carcéral;

Ana Popovic, féministe;

Laurence Fortin-Pellerin, travailleuse;

Édith Robert, professionnelle de recherche et M.Sc. Sociologie;

Myriam Bouchard, militante féministe;

Jacques Roberge, retraité;

Johanne Heppel, militante féministe et réviseure;

Pierre Rouve, traducteur AITC;

Élaine Audet, écrivaine et éditrice;

Martine Fournier, préposée aux bénéficiaires et citoyenne engagée;

Lyne Jubinville, militante féministe;

Leila Lesbet, militante féministe;

Ghisline Larose, féministe;

André Yanacopoulo, écrivaine;

Valérie Nadeau, travailleuse;

Francis Picard Dufresne, étudiant à la maîtrise en sociologie;

Firdaous Sbaï, étudiante en sociologie;

Valérie Huot, étudiante en sociologie;

Camille Godbout, étudiante en sociologie;

Emmanuelle Arcand, étudiante en droit;

Marie-Pier Lauzon, étudiante en sociologie;

Diane Guilbault, militante féministe;

Martin Dufresne, traducteur et militant;

Adam Gagnon, militant et citoyen;

Stéphane Villeneuve, citoyen;

Geneviève Cloutier, candidate au doctorat à l'école des relations industrielles;

Carole Boulebsol, intervenante à la CLES;

Johanne St-Amour, militante féministe;

Thierry Lawrence Bernard, auteur;

Johanne Morin, bénévole et citoyenne;

Sylvain Caron, intervenant social et militant anti-pauvreté;

Karine Sarrazin, citoyenne, mère au foyer et solidaire;

Guillaume Danis, citoyen;

Martine B. Coté, communicatrice;

Ariane Bilodeau, cinéaste;

Stéphanie Doyon, citoyenne;

Alexandra Pelletier, militante féministe;

Marie-Michèle Whitlock , intervenante sociale;

Éliane Legault-Roy, responsable des communications à la CLES;

Diane Matte, militante féministe;

Claudia Bouchard, intervenante à la CLES et militante féministe;

Patricia Tremblay, militante

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