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Le journal de bord électronique est totalement accepté par tous les pêcheurs de homard en Gaspésie, affirme le directeur général, Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie.

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Point de vue
Le Soleil

En réaction au texte «Zizanie chez les pêcheurs de homards» paru le 1er mars 2016

Nous écrivons cette lettre pour remettre les pendules à l'heure. Les propos de Jacques Bourbeau, représentant du nouveau Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses côtiers des Îles-de-la-Madeleine (RPPCIM), sont totalement faux. Celui-ci semble vouloir répandre de fausses rumeurs pour créer une zizanie plus grande encore aux Îles-de-la-Madeleine et tenter de conforter ses membres dans les décisions du RPPCIM.

Quand M. Bourbeau dit que «les pêcheurs [de la Gaspésie] ne sont pas organisés pour contester», il montre combien il ne connaît pas l'industrie de la pêche et ses organisations en Gaspésie! 

Le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie (RPPSG) représente tous les pêcheurs de homard de la Gaspésie, et ce, depuis le milieu des années 80. C'est une des organisations de pêcheurs les mieux organisées et les plus proactives, avec un conseil d'administration de 13 représentants venant des différentes zones de pêche au homard (19, 20 et 21) qui s'étendent du fond de la baie des -Chaleurs jusqu'au nord de la pointe de Gaspé.

Quand M. Bourbeau parle du journal de bord électronique (JBE) et dit que «les pêcheurs [gaspésiens] se le sont fait rentrer dans la gorge», il est complètement dans le champ. Le RPPSG collabore avec Pêches et Océans Canada (MPO) depuis le début de cette initiative parce qu'il a compris que le ministère avait décidé de l'imposer dans la pêche au homard, la seule pêche d'importance en Atlantique encore exemptée de journal de bord. Le homard est en effet la dernière espèce à être assujettie à l'obligation de déclarer ses captures. 

Dès 2010, en commun accord avec ses membres, le RPPSG a décidé d'utiliser un JBE plutôt que de remplir un journal de bord papier. Un prototype conçu dans l'Ouest canadien a donc été adapté à la pêche au homard et mis à l'essai par six pêcheurs gaspésiens. En 2011, dans la deuxième phase du projet, ce ne sont pas les 30 pêcheurs initialement prévus qui l'ont mis à l'essai, mais bien 76 qui ont utilisé volontairement le JBE. Depuis 2012, 100 % des pêcheurs de homard gaspésiens utilisent le JBE et sont fiers de dire que leur flotte a été la première à l'utiliser et qu'à ce jour, elle est encore la seule à le faire.

Quand M. Bourbeau dit du journal de bord que «c'est complètement inutile... et ça ne sert que la science», il montre son manque de vision et de compréhension de cet outil. Et quand il ajoute «qu'on ne peut pas bâtir une base de données scientifiques à partir de données pas fiables», nous lui rappelons que la qualité des données dépendra toujours de ce que le pêcheur inscrit au journal de bord, qu'il soit en papier ou électronique, pas du moyen de le faire. Depuis 2014, le RPPSG a modifié et amélioré le JBE pour répondre aux besoins du MPO et assurer une meilleure gestion de la pêche et de la ressource, mais aussi pour répondre aux besoins des pêcheurs eux--mêmes. Par exemple, en obtenant en temps réel des données fiables sur les appâts utilisés ou sur les prises accessoires, le JBE permet de démontrer le faible impact de la pêche au homard sur l'écosystème et de supporter son écocertification MSC. Bientôt, il permettra aussi la gestion des étiquettes de casiers, un suivi de la traçabilité et la sensibilisation des pêcheurs en termes de sécurité nautique.

Bref, le journal de bord électronique est totalement accepté par tous les pêcheurs de homard en Gaspésie. Aujourd'hui, les pêcheurs de hareng, de maquereau ou de crabe des neiges demandent au RPPSG de développer un module pour leur pêcherie et le RPPSG, lui, presse le MPO de définir les règles afin d'y arriver plus rapidement. Il serait donc beaucoup plus constructif pour le RPPCIM de collaborer et de travailler en synergie plutôt que de contester sur la base de faux arguments.

O'Neil Cloutier, directeur général, Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, Chandler

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