Sirop d'érable: un contrôle excessif

Le problème avec le sirop d'réable n'est pas... (Archives AFP)

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Le problème avec le sirop d'réable n'est pas la perte de  parts de marché. C'est le contrôle totalitaire de milliers d'entreprises, estime un agronome.

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Point de vue
Le Soleil

En réaction à l'éditorial «Un sirop d'érable au goût amer» de Brigitte Breton, publié le 20 février

À la lecture de vos commentaires d'appui face au système imposé par l'Union des producteurs agricoles dans le dossier du sirop d'érable, je vais me permettre la transposition au domaine journalistique. 

Supposons que le quotidien Le Soleil soit le seul média au Québec et qu'il saisisse à la source des ordinateurs des journalistes la totalité de leurs écrits et commentaires pour ensuite décider s'il les publiera et à quel tarif. Supposons également que les articles non publiés soient entreposés pendant des années dans de vastes serveurs, aux frais des journalistes. Supposons également que le quotidien en question puisse modifier le contenu des articles à sa guise et que les journalistes n'aient que la possibilité de se plaindre auprès du quotidien. Supposons ensuite que lorsque certains journalistes tentent d'exprimer un désaccord, le quotidien embauche des gardes de sécurité, postés dans les résidences des journalistes «récalcitrants», et que la facture soit envoyée à ceux-ci...

Ce système aurait évidemment été mis en place sans votre accord, sans même vous donner un droit de vote sur la question, sans même considérer le fait que plusieurs journalistes ont sans doute investi beaucoup de temps et d'argent dans leur formation ou leur équipement dans le but de pouvoir faire du traitement de l'information leur gagne-pain.

Au mépris de ce que les journalistes ont investi, le quotidien imposerait ensuite une limite au nombre d'articles publiés. Ce même quotidien aurait aussi le pouvoir de financer, à même les cotisations obligatoires des journalistes, des campagnes de pression politique pour dénigrer les journalistes divergents. Ce quotidien unique irait même jusqu'à payer pour obtenir des articles provenant de l'étranger, qui seraient mieux rémunérés que ceux écrits au Québec.

J'ose présumer que plusieurs journalistes, peut-être vous-même, seraient choqués d'une telle situation. C'est pourtant ce qui se passe dans le domaine du sirop d'érable au Québec. Le problème n'est pas la perte ou non de 10 % des parts de marché. C'est le contrôle totalitaire de milliers d'entreprises à qui on refuse la plus élémentaire démocratie. Mais dans un système totalitaire, même la pensée d'un changement est prohibée.

Maxime Laplante, agronome, Sainte-Croix

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