Qui doit financer les quais de la Gaspésie?

Chaque année, 195 000 personnes foulent le quai... (Photo collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Chaque année, 195 000 personnes foulent le quai de Percé, certains pour embarquer sur des bateaux d'excursions vers l'Île Bonaventure.

Photo collaboration spéciale Geneviève Gélinas

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À Percé, aussi loin qu'on remonte dans le temps, le quai a toujours servi à la pêche mais aussi aux croisières en mer durant l'été. Au fil des ans, les activités de pêche ont cessé, pour les raisons que l'on connaît, mais les croisières à l'île Bonaventure se sont poursuivies jusqu'à nos jours, et, force est de constater, que si le quai est défini comme vital à la bonne marche des activités de pêche, il l'est autant pour les croisières en mer à Percé, activité étroitement reliée à l'industrie touristique à l'est de Québec.

Un quai, à Percé, s'avère donc une infrastructure indispensable à la survie économique de la municipalité. Voilà ce que les gens de Pêches et Océans Canada doivent bien comprendre et apprécier.

Alors, au lieu de faire porter le poids de l'entretien d'une telle infrastructure sur les épaules des «acteurs économiques» du quai, le maire aurait dû rappeler aux grands pontifes de Pêches et Océans Canada que la donne a changé au fil des ans, et que le quai demeure un apport indispensable et utile à sa nouvelle vocation.

À défaut de transporter du poisson qui n'existe plus en quantité suffisante pour la pêche commerciale dans les eaux entourant Percé, et cela à cause de l'incurie de Pêches et Océans Canada qui n'a pas su prévenir la surpêche des stocks de morue, les pêcheurs se sont transformés au fil des ans en croisiéristes qui transportent maintenant des vacanciers à l'île Bonaventure, ou en excursion aux baleines, ou à la plongée sous-marine, cherchant par tous les moyens possibles à gagner honorablement leur vie.

Et voilà qu'Ottawa veut changer la donne en décidant unilatéralement que dorénavant la Ville de Percé devra faire payer aux citoyens «utilisateurs», qui ne sont plus des pêcheurs, l'utilisation d'un quai qui ne répond plus à sa destinée maritime. Mais ce dont les fonctionnaires d'Ottawa ne parlent pas, c'est de cette volonté de cession des quais aux municipalités gaspésiennes entreprise depuis des années par Pêches et Océans Canada, en accordant des miettes aux régions pour l'entretien des ports, des quais, des ponts. C'est cette couleuvre que le Fédéral cherche à faire avaler au maire de la ville de Percé, et il est de son devoir de refuser. Percé n'a pas la capacité financière d'entretenir une telle infrastructure même en pigeant dans les poches des bateliers et de tous les contribuables. Ni Gaspé, ni Chandler, ni Carleton, non plus. Il ne faut surtout pas que le maire et les élus tombent dans le piège tendu par Pêches et Océans Canada. Ainsi, au lieu de faire cavalier à part, le maire de Percé devrait s'allier aux maires des municipalités avoisinantes, et adresser à Pêches et Océans Canada un «non catégorique» et demander la reprise des discussions en se collant beaucoup plus à la réalité économique et sociale des municipalités de la Gaspésie.

On le sait, seule l'union fait la force.

Augustin Réhel, Percé

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