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Les CPE, un atout pour notre avenir collectif

Lettre à Sébastien Proulx, ministre de la Famille (Archives)

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Le Soleil

Lettre à Sébastien Proulx, ministre de la Famille

Vous êtes le député de ma circonscription à l'Assemblée nationale, mais vous êtes aussi le ministre de la Famille et c'est à ce titre que je vous écris.

Votre nomination comme ministre arrive à un moment stratégique pour l'avenir de nos centres de la petite enfance. Votre gouvernement a prévu, selon une approche avant tout comptable, des coupes dans les budgets alloués aux services de garde éducatifs. Pourtant, la perspective adoptée pour soutenir une telle décision ne correspond pas à celle qui devrait prévaloir en matière d'éducation de nos enfants et de soutien à nos familles.

Les résultats des études scientifiques ayant analysé l'évolution des enfants qui fréquentent les centres de la petite enfance plutôt que d'autres ressources documentent bien la qualité de leurs services et leur contribution non seulement à un meilleur développement des enfants, mais aussi à la réduction des inégalités entre ceux-ci. Les tout-petits issus de milieux moins favorisés trouvent dans les centres de la petite enfance un milieu qui contribue à éviter qu'ils ne se présentent à l'école primaire avec un retard sur les autres enfants qui proviennent de milieux plus favorisés. Je vous rappelle que la réputation des CPE dépasse nos frontières. Selon cette réputation, que vous connaissez, je l'espère, le Québec a trouvé une formule «gagnante» lorsqu'il s'agit du développement des tout-petits.

Vous devriez profiter de votre nouvelle nomination pour reconsidérer la décision prise par votre gouvernement et adopter une orientation fondée sur la littérature scientifique, et qui place le développement humain au centre du développement social et économique de notre société. En investissant dans les services de garde éducatifs, plutôt que de réduire leur financement, vous confirmeriez que le Québec n'est pas seulement «fou de ses enfants», mais qu'il sait faire les choix nécessaires pour en prendre soin afin qu'ils développent leur potentiel et deviennent des citoyennes et des citoyens actifs et responsables. 

Maria De Koninck, professeure émérite, Département de médecine sociale et préventive, Université Laval

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