Ristournes: non au déplafonnement

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Le Soleil

Le gouvernement du Québec a enclenché le mécanisme réglementaire lui permettant de déplafonner, pour une période de trois ans, les ristournes versées aux pharmaciens par les fabricants de médicaments génériques. La modification que le gouvernement a proposée sans consulter préalablement les fabricants de médicaments génériques et sans tenir compte de son impact sur les activités de ces derniers aura des conséquences importantes et il y a lieu de s'en inquiéter.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux a accepté de lever le plafond de 15 % de ce qu'on appelle les allocations professionnelles, qui sont versées par les compagnies pharmaceutiques aux pharmaciens. Ce déplafonnement créera une surenchère des ristournes que versent les fabricants, laquelle est susceptible de profiter de façon disproportionnée aux entreprises de fabrication situées à l'extérieur du pays et face auxquelles les entreprises québécoises et canadiennes pourraient difficilement demeurer compétitives.

En proposant une modification réglementaire aussi importante, le gouvernement ne tient pas compte des répercussions que cela aura sur la compétitivité, les investissements ainsi que l'activité économique liés à l'industrie québécoise du médicament générique.

Les sciences de la vie constituent l'une des grappes industrielles prioritaires pour le développement économique du Québec. Le gouvernement consacre d'importantes ressources pour soutenir son développement. Actuellement, l'industrie du médicament générique génère plus de 4000 emplois directs très bien rémunérés au Québec en plus d'engendrer annuellement des revenus fiscaux de 130 millions de dollars.

Or, non seulement au cours des dix dernières années cette industrie est-elle la seule branche du secteur pharmaceutique à avoir créé des emplois, mais l'avenir est prometteur, compte tenu de la croissance de la demande canadienne et mondiale pour des médicaments abordables. 

S'il est normal et légitime que les pharmaciens obtiennent une juste rémunération pour leurs services, cela ne doit pas se faire au détriment d'un autre secteur. Actuellement, les modifications apportées aux allocations professionnelles des pharmaciens représentent une solution risquée et inéquitable pour les fabricants de médicaments génériques. À plus forte raison puisque cela pourrait avoir un éventuel impact à la hausse sur le prix des médicaments génériques.

Si le ministre de la Santé et des Services sociaux cherche des façons de réduire les coûts de notre système, il doit chercher à réorganiser le travail, à alléger les structures et à faire plus de place à l'initiative privée. Il doit viser des solutions qui maintiendront un environnement d'affaires sain qui respecte les principes de confiance, d'équité et de prévisibilité.

Françoise Bertrand, présidente-directrice générale, Fédération des chambres de commerce du Québec, Montréal

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