Décès de Marius Dubois, peintre visionnaire

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Le Soleil

Mon ami le peintre Marius Dubois s'est éteint la semaine dernière à Québec, laissant derrière lui une oeuvre unique et somptueuse qui échappe à toute classification officielle.

Après des études à l'École des beaux-arts de Québec et une maîtrise en peinture au Hornsey College of Arts de Londres, il obtient un premier prix du Young Contemporaries Exhibition de Londres. Très vite, il opte pour une figuration onirique et symboliste où se répondent des éléments actuels et antiques dans une poésie visionnaire et virtuose qui lui est demeurée unique tout au long de sa carrière.

En 1977, il obtient le premier prix à la Première Biennale de peinture du Québec au Centre Saydie Bronfman de Montréal et dès 1979, on lui offre une exposition solo au Musée des beaux-arts de Montréal.

Il s'établit ensuite définitivement à Sainte-Pétronille de l'Île d'Orléans, où il poursuit au fil des décennies sa quête unique et inspirée indépendamment des courants de l'art actuel. De grands cycles mythologiques ou inspirés de la bible voient alors le jour à travers différentes périodes et manières où l'élégance de la ligne et du geste sont partie prenante du sujet. Ainsi revisite-t-il notre culture traditionnelle, y voyant un tremplin pour sa fantaisie qui aspire au sacré et s'en nourrit. 

À partir de 2002, il exécute une série de grandes fresques pour la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré en alternance avec sa dernière suite intitulée In vitro dont le mystère n'a pas fini de fasciner et de dérouter. On ne comprendra sans doute que plus tard la portée de telles oeuvres et le message qui nous est adressé à travers elles. 

On eût dit que pour lui, ce que nous appelons la réalité n'en était que l'envers alors que de l'autre côté des apparences se trouvait l'endroit, la vraie nature de la vie dont les apparences ne seraient que le reflet épris d'amour. D'où peut-être sa fascination pour les miroirs, la symétrie et les réflexions. 

L'audacieux et sage Marius Dubois n'était ni réactionnaire ni provocateur. Il n'avait en effet nul besoin de briser des murs pour libérer la vie, car il possédait ce don de passer à travers les miroirs pour aller directement à la rencontre de l'invisible. La réalité s'en trouvait aussitôt transfigurée et dépouillée de toute laideur pour se faire le doux pendant amoureux de l'ineffable Vérité.  

Pierre Lussier, peintre

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