Oui Monsieur Blais, je résiste

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Les auteurs souhaitent la création d'une politique nationale de l'éducation publique pour «mettre nos écoles et nos centres à l'abri des lubies idéologiques et des changements incessants qu'imposent les ministres de l'Éducation».

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Point de vue
Le Soleil

Réflexions à la suite des déclarations du ministre de l'Éducation, François Blais, 


Pour une rare fois, vous avez bien raison, Monsieur le Ministre, lorsque vous déclarez : «C'est sûr que les commissaires résistent aux changements».

En effet, je résiste aux changements que propose votre projet de loi qui ne dit pas un mot à propos de la réussite éducative des jeunes et des adultes. 

Je résiste à votre volonté d'opposer les parents aux élus, les directions aux employés, les enseignants aux parents, en ignorant volontairement les employés de soutien.

Je résiste à ce projet qui d'une main semble donner aux parents des pouvoirs, mais de l'autre les retire en les soumettant à votre pouvoir d'intervention.

Je résiste à votre mépris envers celles et ceux que plus de 400 000 citoyens du Québec ont choisis pour gouverner l'école publique.

Je résiste à votre intention d'enlever aux gens de chez nous le droit de choisir ceux et celles qui prendront en charge l'école publique localement.

Je résiste à vos affirmations qui laissent croire que l'équité et l'intégrité ne sont pas au rendez-vous dans les commissions scolaires, et que les ressources ne vont pas aux écoles et aux centres alors que la très grande majorité d'entre eux sont des organismes efficients et sainement administrés.

Je résiste parce que vos coupures incessantes en éducation compromettent la réussite et l'égalité des chances pour tous.

Je résiste, au nom de l'engagement que j'ai pris de protéger l'école publique et la qualité de l'éducation chez nous.

Je résiste parce que l'école publique appartient à toute la population et c'est un de ses biens les plus précieux dont elle doit garder la responsabilité collective. 

Face à la force de votre pouvoir qui veut imposer votre vision centralisatrice et antidémocratique de l'éducation, je résiste, Monsieur le Ministre, parce que c'est là mon devoir d'élu et parce que la mobilisation citoyenne et la démocratie font partie des assises d'une société qui se respecte. 

Je souhaite la création d'une politique nationale de l'éducation publique pour mettre nos écoles et nos centres à l'abri des lubies idéologiques et des changements incessants qu'imposent les ministres de l'Éducation. Et à ce changement fondamental que je propose, serez-vous, Monsieur le Ministre, ouvert ou résistant au changement?

Alain Grenier, président de la Commission scolaire de la Côte-du-Sud

Alain Fortier, président de la Commission scolaire des Découvreurs

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