Grandeur et misère du transport en Gaspésie

Via Rail a abandonné le service Matapédia-Gaspé parce... (Collaboration spéciale, Gilles Gagné)

Agrandir

Via Rail a abandonné le service Matapédia-Gaspé parce que les infrastructures présentaient des risques.

Collaboration spéciale, Gilles Gagné

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
Le Soleil

Comme la plupart des gens le savent, Orléans Express a réduit son service en Gaspésie et Via Rail ne dessert pratiquement plus la Gaspésie, si on fait exception de la vallée de la Matapédia.

Orléans Express du côté nord comme du côté sud a réduit d'un aller et d'un retour chacun de ses trajets. Du côté sud, dorénavant, la liaison s'effectue de Grande-Rivière à Rimouski et non plus de Gaspé à Rimouski. Une des conséquences est qu'Orléans a accumulé des retards. Bien sûr, on me dira qu'avec les nombreux travaux routiers, on ne pouvait qu'être en retard, mais on omettra peut-être de mentionner que le temps d'arrêt pour livrer ou prendre des colis s'en trouve augmenté. De nombreuses fois, à Carleton, le temps d'arrêt doit être de cinq minutes, dixit le chauffeur, mais dépasse facilement, et de beaucoup, cette durée. Et lorsque la Commission des transports du Québec a siégé pour entendre les lamentations de Kéolis, on a omis de considérer dans les profits et les pertes les revenus découlant de la messagerie... Pourquoi?

En ce qui concerne Via Rail, le service Matapédia-Gaspé a cessé parce que les infrastructures présentaient des risques faute d'avoir été entretenues... Le gouvernement du Québec a acheté le réseau en en confiant la gestion aux Chemins de fer de la Gaspésie. On a décidé de réparer le tronçon Matapédia-Caplan et possiblement le tronçon Gaspé-Percé, du moins l'espère-t-on... Entre les deux, on le laisse en «jachère». Durant la campagne électorale, celle qui est maintenant ministre du Revenu national, Mme Diane Lebouthillier, a déclaré durant un débat à la radio de Radio-Canada que comme il n'y avait pas de chemin de fer du côté nord de la péninsule, elle ne voyait pas l'utilité d'en avoir un du côté sud... Beau raisonnement! Ce qui est curieux, c'est qu'après avoir interrompu le service un temps, on l'avait rétabli jusqu'à New Carlisle. Après, il y a eu l'épisode de l'épandage de sel le long de la voie ferrée, la MRC du Rocher-Percé - dont la présidente était nulle autre que Madame la Ministre - n'avait pas apprécié l'épandage d'herbicides. On a réparé les dégâts, mais on n'a pas rétabli les services!

Heureusement, les MRC ont établi un service de transport, Monregim, qui malgré des lacunes nous permet de circuler. Notez que comme Orléans a réduit le nombre d'arrêts, le Régim finance des navettes des municipalités non desservies aux municipalités qui le sont. Comme on sait, les profits sont privés et les pertes sont publiques.

La morale de cette histoire est qu'il vaut mieux s'acheter un char et polluer que d'attendre l'autobus ou le train.

Gilbert Le Blanc

Hope Town

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer