La ville de Québec intervient tard pour protéger le lac Saint-Charles

Les dommages faits au lac Saint-Charles et aux... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Les dommages faits au lac Saint-Charles et aux autres cours d'eau sont connus depuis un certain temps et ils seront difficiles à corriger, souligne l'auteur.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
Le Soleil

La Ville de Québec a fait savoir qu'elle limiterait l'étalement urbain sur son territoire en empêchant la réalisation de 15 projets de développement immobilier, ce qui la privera de 2 millions $ en revenus de taxes. Or, permettez-moi une première remarque. La Ville arrive bien tard dans ce dossier. Les dommages faits au lac Saint-Charles et aux autres cours d'eau sont connus depuis un certain temps et ils seront difficiles à corriger.

Mais je voudrais aussi rappeler que l'étalement urbain des dernières années, en plus de produire des effets semblables sur la nature, pose bien d'autres problèmes tout aussi sérieux pour les contribuables et leur milieu de vie. Par exemple, celui de circulation automobile sur un réseau routier qui n'a pas cessé d'augmenter sans plan de rechange adéquat. Un mal que les autorités municipales n'ont pas su prévoir en accordant aux promoteurs un développement résidentiel sans limites, préoccupées surtout par les taxes municipales à récolter.

Par ailleurs, et ce sera ma deuxième remarque, la Ville de Québec n'a pas tenu compte d'autres effets délétères de sa politique de densification en voie de réalisation dans certains secteurs de la municipalité. À titre d'exemple, elle est en train de faire disparaître l'une de ses zones les plus homogènes sur les plans architectural et sociétal (Sillery-Sainte-Foy), pour la remplacer par un ambitieux plan de construction d'un deuxième Centre-Ville de Québec. Celui-ci, dit-on, devrait s'animer par la présence de prestigieux immeubles de bureaux et de luxueux condos. Le but d'un tel projet selon les experts de la Ville serait d'attirer des jeunes travailleurs professionnels et quête de conditions de vie plus accommodantes. En réalité, plutôt que d'atteindre une telle cible, ce chantier va plutôt stimuler la progression des activités commerciales et d'un consumérisme assumé par une clientèle de retraités fortunés. 

La Ville de Québec n'a donc rien à craindre. Les pertes de revenus de taxes en région résultant de recul de l'étalement urbain seront largement compensées par la politique de densification. Comme il se doit, il ne manque surtout pas de promoteurs pour encourager le plus ardemment possible cette politique et ensuite les millions qui en découlent.

Claude Poulin, Québec

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer