Des logements pour les réfugiés

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Pour des question de critères de durée de résidence, les réfugiés accueillis au Québec seront exclus des programmes de loyers subventionnés.

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Prochainement, à Québec, nous accueillerons des réfugiés syriens. C'est une bonne nouvelle. Toutefois, en ce qui a trait au logement, certains indices récents suscitent des inquiétudes quant à la qualité de cet accueil...

Le 11 décembre dernier, la CORPIQ, un des principaux lobbies de propriétaires immobiliers du Québec, a dévoilé les résultats d'un sondage effectué auprès de plus de 1600 propriétaires bailleurs. On y apprend, entre autres, qu'à peine 59 % des propriétaires seraient prêts à louer un logement à des réfugiés syriens, et ce, même si on garantissait le paiement du loyer. On comprend donc qu'une large portion des propriétaires exerceront de la discrimination, une pratique illégale en vertu de la Charte des droits et libertés.

Au début décembre, en marge d'un forum sur l'accueil des réfugiés à Ottawa, le maire Régis Labeaume a indiqué que la Ville de Québec ne réserverait pas de logements sociaux pour héberger les réfugiés. Ils seront plutôt logés sur le marché privé de l'habitation. De fait, il y a quelques jours, en comité plénier avec les élus municipaux, le directeur général de l'Office municipal d'habitation de Québec confirmait que les réfugiés ne pourraient pas occuper de logements subventionnés dans les immeubles de type HLM. Puisqu'ils n'ont pas résidé à Québec pendant 12 mois au cours des deux dernières années, les réfugiés ne répondent pas à un des critères obligatoires du programme actuel. Ils seront également exclus des loyers subventionnés offerts dans les coopératives d'habitation et dans les OSBL en habitation, là encore pour une question de critère de durée de résidence.

À moins que le gouvernement du Québec modifie de manière exceptionnelle, comme il l'a déjà fait dans le passé, la réglementation sur l'attribution des logements à loyer modique, les réfugiés syriens se logeront dans le privé. Et là, comme c'est souvent le cas, il est à craindre qu'ils doivent se contenter des logements dont personne ne veut : ceux mal entretenus, carrément insalubres et trop chers. Ils auront, pour plusieurs, à se frotter à des propriétaires immobiliers sans scrupule, dont le seul but est de maximiser la rentabilité de leurs immeubles. Pour une société d'accueil, c'est gênant, honteux. 

Au Québec, personne ne devrait vivre dans des logements qui menacent la santé et la sécurité de ses occupants. Personne ne devrait avoir à choisir entre manger et payer son loyer. Personne ne devrait vivre de la discrimination. Au Québec, tout le monde devrait avoir droit à un logement sain, abordable, accessible et sécuritaire, y compris les réfugiés.

Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au BAIL, Québec

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