Un produit d'une efficacité exceptionnelle

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«La cigarette électronique est un produit d'une efficacité exceptionnelle pour cesser de fumer.»

Cette déclaration ne vient pas d'un lobbyiste quelconque, mais bien du ministre de la Santé lui-même, Gaétan Barrette, le 20 janvier.

Et il n'a pas tort. La migration des fumeurs réguliers vers la cigarette électronique libère ces derniers du risque du cancer entraîné par la combustion du tabac. Les dernières études démontrent que les cigarettes électroniques sont 95 % - oui 95 % - moins nocives que les cigarettes ordinaires.

C'est clair qu'un produit possédant ces vertus a vite trouvé sa niche et des consommateurs intéressés. Bien entendu, de nombreux commerces se sont implantés afin d'en faire la distribution.

Contre toute logique, Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, a fait adopter à toute vapeur - sans jeu de mots - le projet de loi 44. Ce projet de loi considère la cigarette électronique comme l'égal du tabac et un ennemi public à combattre.

Les commerçants, dont je suis, en sommes rendus à vendre un produit, aux vertus pourtant reconnues, sous des contraintes impitoyables et des vitres givrées, alors que des pipes à stupéfiants sont encore présentes dans les vitrines des commerces intéressés!

Il est dur de comprendre les motivations de la ministre, puisqu'elle ne peut guère invoquer la santé publique contre ce «produit d'une efficacité exceptionnelle». D'autant plus qu'une loi semblable à la sienne en France a entraîné un retour des fumeurs au tabac, nettement plus nocif. On ne peut s'empêcher cyniquement de noter que le gouvernement tire un bon profit des taxes sur le tabac, ce qui n'est pas le cas lorsque les gens modifient leur habitude au profit de la cigarette électronique.

La ministre doit donc se ressaisir. On ne peut mettre sous la même enseigne légale un produit à la nocivité reconnue comme le tabac et la cigarette électronique, outil utile pour vaincre la dépendance au tabac.

Pire, ce faisant, on escamote de légiférer quant aux produits utilisés pour vapoter. C'est ici qu'une intervention gouvernementale aurait fait oeuvre utile.

Des milliers de Québécois ont abandonné le tabac grâce à la cigarette électronique et s'épargneront un cancer. Pourquoi, Mme la Ministre, êtes-vous la seule à ne pas vous en réjouir? Avec cette loi, vous considérez les vapoteurs comme des fumeurs de tabac. Est-ce par manque de connaissance ou par mauvaise foi?

Comme contribuables, comme citoyens vendant un produit possédant des vertus de santé publique, les membres de l'industrie de la cigarette électronique méritent clairement un projet de loi indépendant du tabac dans lequel ils ne seront pas considérés comme des parias.

Sébastien Roy, propriétaire d'une vapoterie, Montmagny

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