Centre Durocher et politique de proximité

Le Centre Durocher... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le Centre Durocher

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

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Point de vue
Le Soleil

C'est avec une profonde déception que les résidents du quartier Saint-Sauveur ont appris l'acceptation, par la Commission d'urbanisme et d'aménagement du territoire, du projet d'immeuble de 69 logements qui remplacerait l'édifice situé au 290, rue Carillon.

La politique a eu raison des professionnels de l'urbanisme, du patrimoine et de l'architecture en leur imposant du logement social aux allures «urbaines» à la suite du travail d'usure qui a duré plus d'un an. Aucun effort de la part du promoteur de conserver la tour de l'entrée de l'immeuble ni de mesures pour contrer l'effet «îlot de chaleur», et encore moins pour garder le rez-de-chaussée pour une garderie, un bureau de poste, un guichet de caisse populaire ou une bibliothèque. Un immeuble massif de cinq étages, collé sur le parc Durocher, que les mauvaises langues appellent «une cage à poules collée sur un parc à chiens».

L'ancien maire Lucien Borne doit se retourner dans sa tombe en apprenant que le site qu'il a donné aux Oblats après le dernier incendie de la Halle Saint-Pierre, pour construire un centre communautaire, sera sacrifié pour se conformer au projet de densification urbaine de notre «vieux frustré» de maire.

Sait-il que le lieu public existait avant que Saint-Sauveur se soit fusionné à la ville de Québec il y a plus de 100 ans? Cela est peu en comparaison de la place publique du Trait-Carré, ou bien des 400 ans de la place Royale, mais c'est notre patrimoine, avec une énorme signification pour une population qui peine à améliorer sa qualité de vie. Ce n'est pas nommé «Centre» Durocher pour rien!

La destruction de l'édifice actuel ne pourrait donner lieu :

• à la revitalisation de la rue Saint-Vallier qui prendrait un recul important;

• à la scène dont les restaurateurs rêvaient au Centre pendant le Carnaval ou le Festival d'été;

• à un accès de proximité à une bibliothèque et une salle de spectacle aux trois écoles primaires qui n'ont pas les moyens de transporter leurs élèves ailleurs;

• à un lieu de diffusion pour les artistes et les artisans du milieu.

Mais quelle période d'austérité a-t-on le privilège de vivre? Où notre administration municipale trouve-t-elle l'argent nécessaire pour construire une nouvelle salle de spectacle à la place D'Youville? Pour s'offrir une horloge suisse et des jeux d'eau devant l'hôtel de ville? Et finalement, une bibliothèque qui laisse passer une lumière comme de la dentelle?

La destruction de notre Centre handicaperait définitivement notre place publique qui est le parc Durocher et la revalorisation du quartier Saint-Sauveur. Malgré ce nouveau caillou dans le soulier de notre maire, nous osons espérer qu'il continue à faire sa visite annuelle au Pignon bleu, et qu'il se rende un coin de rue plus loin pour voir de quoi on parle!

Michael Parrish, Résident du quartier Saint-Sauveur, Québec

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