Le Port de Québec fait appel à la rigueur journalistique

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Le président-directeur général de l'Administration portuaire de Québec, Mario Girard

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Le Soleil

À la suite de la publication de l'article du 9 novembre intitulé «Pollution, mais pas de sanction» sous la plume de la journaliste Annie Morin, le Port de Québec tient à rectifier des affirmations erronées, ou à tout le moins questionnables, véhiculées dans celui-ci. La publication d'un article reposant sur de tels énoncés nous surprend grandement de la part d'un quotidien bien établi comme Le Soleil. Nous croyons que des faits importants auraient dû être précisés au bénéfice de vos lecteurs, afin de leur présenter le dossier sous tous ses angles.

Tout d'abord, dans le titre de l'article, vous utilisez le mot pollution alors que vous rapportez également que l'inspecteur met en garde formellement sur le caractère non scientifique de sa démarche : «il avertit que la méthode était artisanale, qu'elle ne respectait pas le protocole réglementaire beaucoup plus contraignant». Cette affirmation n'est pas conforme à une démarche scientifique requise dans une telle situation. Vous conviendrez que de baser un article complet en s'appuyant sur un rapport dont l'auteur même affirme que sa méthode est artisanale et non conforme nous apparaît questionnable.

Aussi, vous rapportez dans l'article que l'inspecteur fait référence à «d'énormes monticules de minerais et de copeaux de bois à découvert». Une journaliste faisant preuve de rigueur aurait dû approfondir et mettre en lumière que le Port ne fait pas et n'a jamais effectué le transbordement de copeaux de bois dans le secteur de Beauport. Soulignons également que l'usine de traitement des eaux usées dont il est question dans l'article n'est pas située sur le territoire du Port de Québec, induisant encore une fois le lecteur en erreur. Un simple appel au Port de Québec aurait permis d'éviter la diffusion d'information erronée.

Nous déplorons et nous nous questionnons sur le fait que la poussière non catégorisée soit automatiquement et sans validation scientifique associée au Port de Québec, et ce, sans tenir compte des autres sources potentielles. Vous savez que les sources potentielles d'émissions atmosphériques en métaux, comme le fer, sont très nombreuses et variées.

D'autre part, au bénéfice des lecteurs, votre journaliste, ayant eu accès à l'ensemble des documents, aurait dû spécifier les propos écrits par la Ville dans une lettre adressée au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC) qui se lisait comme suit : «Nous tenons à spécifier que ce rapport a été rédigé à l'initiative de ce fonctionnaire et qu'il n'a pas de valeur scientifique».

Ces éléments mettent en lumière l'importance de la rigueur journalistique et d'un traitement objectif dans un dossier comme celui-ci.

Série de mesures

À ce titre, sachez que le Port de Québec et ses partenaires se soucient de l'impact des activités portuaires et c'est pourquoi nous avons investi massivement dans une série de mesures de mitigation. Sur trois ans, le Port et ses utilisateurs ont investi 27 millions $ afin d'effectuer un monitoring et un suivi constant sur notre territoire (acquisition de nouvelles caméras haute définition, mise en place d'une patrouille temps plein à Beauport, installation de huit stations de capteurs de poussière pour surveillance en temps réel des installations, mise en place de canons à eau, optimisation des étapes d'étanchéité pour les procédés de chargement et déchargement).

De plus, le Port collabore avec l'ensemble des autorités compétentes (Direction régionale de la santé publique, MDDELCC) en la matière et siège comme membre actif au sein du Comité Intersectoriel sur la contamination environnementale dans l'arrondissement La Cité-Limoilou.

Au bénéfice des lecteurs, nous invitons votre quotidien à faire part de l'ensemble des faits lors de la rédaction des articles et à nous contacter afin de valider les informations véhiculées touchant notre secteur d'activités.

Mario Girard, pdg de l'Administration portuaire de Québec

Réponse de la journaliste Annie Morin

M. Girard,

Je suis convaincue qu'il était pertinent de présenter ce rapport. Bien que son auteur convienne qu'il ne répond pas aux standards scientifiques - ce que nous avons répercuté dès le début de l'article -, la Ville de Québec ne l'a pas rejeté. Elle a même fait suivre au ministère de l'Environnement du Québec les constatations indiquant qu'il y avait «présence de pollution atmosphérique dans le secteur de Limoilou». Vous êtes également à même de constater que ce n'est pas moi, mais la Ville, son technicien et les plaignants qui identifient le Port de Québec comme source potentielle de rejets atmosphériques dérangeants. Quant aux copeaux de bois, la précision est faite dans le suivi de ce jour, à savoir qu'ils se situent sur le terrain de la White Birch, qui n'est pas en territoire portuaire, mais juste à côté. Même chose pour les bassins de décantation. Soyez assuré de mon objectivité dans le traitement de tous les dossiers que je couvre et de mon engagement à offrir une information de qualité à nos lecteurs.

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