Ès Trad menacé de disparition: réagissons!

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Le directeur général du Centre de valorisation du patrimoine vivant, Jean-Pierre Chénard

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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Le Soleil

Le coeur m'a serré d'un coup lorsque j'ai lu l'article de Normand Provencher sur l'éventuelle fermeture du Centre de valorisation du patrimoine vivant (CVPV). Cet organisme est l'un des seuls qui fait la promotion du patrimoine vivant sur le territoire de la Ville de Québec.

Selon l'UNESCO, on entend par patrimoine culturel immatériel les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Au Québec, le patrimoine vivant se traduit, entre autres, par «folklore québécois»; rigodon, tapements de pieds, chansons traditionnelles, cuiller de bois, légendes, contes, artisanat... toutes ces disciplines sont transmises de génération en génération et font partie de notre identité.

Je sais d'expérience que le patrimoine vivant québécois, ou le folklore, est de moins en moins transmis de génération en génération. Je suis chanceuse d'avoir fait partie de la cohorte en musique de l'école Saint-Édouard à Québec, où j'ai appris le rigodon et des chansons traditionnelles, ou à jouer de la cuiller de bois. Quinze ans plus tard, ces notions restent et je me rappelle encore par coeur d'une ou deux chansons. Ce n'est pas le cas de tous gens de mon âge, et cela m'attriste.

Parmi toutes les actions qu'il met en place, le Centre de valorisation du patrimoine vivant donne des ateliers sur les différentes disciplines qui font partie de nos traditions. Ils vont dans les écoles, les organismes et ailleurs enseigner la danser, apprennent les chansons traditionnelles et racontent les légendes. Si le Centre de valorisation du patrimoine vivant ferme ses portes, ces savoirs seront moins mis de l'avant, et tranquillement, au lieu de pouvoir joindre la danse, le citoyen de Québec ne pourra qu'en être spectateur.

«Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puisse changer le monde. C'est même de cette façon que cela s'est toujours produit», a dit Margaret Mead. Changeons les choses, participons aux activités offertes par le CVPV. En novembre, des ateliers sur la sculpture sur bois, sur le feutre et des veillées de danses traditionnelles sont présentées. Allons nous y montrer!

Pour voir toute la programmation des activités, suivez ce lien : http://cvpv.net/? page_id=20

Sur la page d'accueil du site Web du CVPV, il est écrit «Pas de culture sans mémoire». Le folklore fait partie de notre identité. Ne l'oublions pas.

Léa Fischer-Albert, directrice des communications, du marketing et du financement, Théâtre du Gros Mécano, Québec

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