Unis pour l'éducation publique

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L'élève ayant des besoins particuliers d'apprentissage ou des problèmes de comportement, celui qui est discret et démotivé, l'élève doué ou très curieux, l'enfant qui a le ventre vide ou qui a été violenté, le jeune voulant se former à l'emploi ou encore le courageux raccrocheur qui nous revient de loin, tous méritent de pouvoir s'épanouir dans nos écoles.

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Le Soleil

Monsieur le Premier Ministre,

Les compressions qui frappent durement le réseau scolaire public depuis plusieurs années ont des effets négatifs importants sur les services éducatifs, sur environ un million d'élèves et leurs familles et sur la vie professionnelle des quelque 200 000 personnes qui y travaillent au quotidien.

Nous souhaitons aujourd'hui vous parler directement et nous vous interpellons sur le fond des choses.

Nous représentons certes des intérêts parfois différents, mais nous avons tous profondément à coeur la qualité du système public d'éducation. Et s'il existe un fait avéré dans notre démarche auprès de vous, c'est que nos intérêts convergent vers un objectif ultime, celui de tout mettre en oeuvre, à la hauteur de nos responsabilités respectives, pour favoriser la réussite éducative et la persévérance scolaire.

Monsieur le Premier Ministre, nous constatons, dans chacun de nos milieux, les dommages importants et les reculs imposés au réseau tout entier. Partout, dans toutes les régions du Québec, les effets des compressions sur les élèves sont ressentis. Voilà pourquoi nous avons décidé d'unir nos voix pour vous demander, à titre de chef de l'État, que votre gouvernement mette immédiatement fin aux compressions en éducation.

La rigueur budgétaire qui prévaut dans les politiques publiques ne peut ni ne doit se faire sur le dos des élèves. Faut-il le rappeler, ils représentent également le développement économique à long terme du Québec, qui sera en partie votre héritage. Parce que, collectivement, nous devons trouver des solutions à nos défis budgétaires ailleurs que dans l'éducation, nous vous demandons de réinvestir urgemment dans le réseau scolaire québécois. Il ne faudrait pas ici confondre les défis économiques et les défis budgétaires.

L'élève ayant des besoins particuliers d'apprentissage ou des problèmes de comportement, celui qui est discret et démotivé, l'élève doué ou très curieux, l'enfant qui a le ventre vide ou qui a été violenté, le jeune voulant se former à l'emploi ou encore le courageux raccrocheur qui nous revient de loin, tous méritent de pouvoir s'épanouir dans nos écoles. Ils en ont le droit. C'est la mission de l'école que de transmettre des connaissances à tous de manière équitable et la raison première de notre engagement. C'est une question de valeurs. Voilà pourquoi nous ne pouvons accepter les conséquences des compressions que nous vivons actuellement, qui pénalisent tous les élèves, et plus particulièrement les plus vulnérables d'entre eux. Les politiques publiques, par les choix qui ont été faits, compromettent sérieusement l'égalité des chances portée par le système scolaire québécois moderne.

Monsieur le Premier Ministre, nous parlons d'une même voix pour réclamer un redressement de la situation par un réinvestissement majeur en éducation, qui devrait assurément être à la hauteur des ambitions d'une société, mais qui devrait minimalement être à la hauteur du milliard qu'on lui a retranché en seulement quelques années.

Nous croyons que l'éducation est un véritable projet de société et le plus bel héritage à offrir aux générations futures. Nous savons que vous ne pouvez être insensible à cette question, tout comme ces milliers de Québécoises et Québécois qui prennent la rue, la plume, le clavier pour exprimer leurs préoccupations.

Nous souhaitons que vous entendiez cet appel, car vous pouvez réellement changer le cours des choses, au plus grand bénéfice de l'ensemble de la population québécoise.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de notre plus haute considération.

Corinne Payne, présidente, Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)

Louise Chabot, présidente,Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Lorraine Normand-Charbonneau, présidente, Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE)

Josée Scalabrini, présidente, Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ)

Éric Pronovost, président, Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)

Johanne Pomerleau, présidente Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ)

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