Remettre les changements climatiques au coeur de l'agenda politique

Malgré les pronostics inquiétants sur le climat, Philippe... (Archives La Presse)

Agrandir

Malgré les pronostics inquiétants sur le climat, Philippe Couillard demeure un climato-optimiste.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Soleil

Lettre à MM. Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois, à Stephen Harper, chef du Parti conservateur, à Thomas Mulcair, chef du NPD, à Justin Trudeau, chef du Parti libéral et à Élisabeth May, chef du Parti vert

Madame, Messieurs,

Il fut un temps pas si lointain où nous pouvions nous enorgueillir du leadership du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques. Malheureusement, au cours de la dernière décennie, c'est à une attitude laxiste et complètement contraire à laquelle nous avons eu droit de la part du gouvernement fédéral.

Cela ne peut plus continuer ainsi. Le mode de développement quasi unisectoriel du Canada nuit à la productivité, comme le souligne l'OCDE, en plus d'affecter les conditions d'existence sur Terre. L'avenir de nos enfants et des générations futures s'en trouve d'autant plus menacé.

Ces derniers mois encore la science est venue confirmer l'urgence d'agir face à l'impact des activités humaines sur le climat. Le 5e rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) est venu apporter de nouvelles preuves que le réchauffement planétaire est bien réel. La NASA et l'OMM font aussi ce constat sans équivoque et annoncent, année après année, que les observations témoignent bel et bien d'un réchauffement planétaire global.

Bonne nouvelle : agir contre les changements climatiques est positif pour l'économie et la santé. Les plus grandes organisations économiques mondiales ont pris acte de ce constat et s'entendent sur l'importance d'agir pour atténuer les conséquences économiques de ces changements. La Banque Mondiale, avec son rapport «Turn down the Heat», nous met en garde face aux lourdes conséquences économiques qui seraient provoquées par un réchauffement climatique se situant entre 2 ºC et 4 ºC.

Plus près de chez nous, un rapport de la Banque TD de 2014 estime que les coûts annuels engendrés par les catastrophes naturelles devraient atteindre 5 milliards de dollars en 2020 au Canada (21 à 43 milliards de dollars par année à partir de 2050).

En contrepartie, il est de plus en plus évident que les mesures de réduction de nos émissions de GES sont positives pour l'économie. Un récent rapport commandé par Ressources naturelles Canada démontre notamment qu'investir dans l'efficacité énergétique augmente considérablement le PIB et stimule la croissance de l'emploi, augmente la compétitivité et la productivité des entreprises et de l'industrie en plus d'augmenter les recettes publiques. Au Québec, une étude économique réalisée pour le compte du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) démontrait elle aussi les nombreux bénéfices économiques d'une réduction de la consommation de pétrole dans le secteur des transports routiers : en six ans, c'est 130 000 emplois qui seraient créés en plus d'offrir des économies de 2 000 $ à 4 000 $ par année pour les ménages québécois.

À vous d'agir

La majorité des Canadiennes et Canadiens sont d'avis que le gouvernement fédéral manque de leadership sur la question des changements climatiques. Voilà une occasion à saisir pour vous.

À la veille de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris à la fin de l'automne, faites-vous le porte-parole de la majorité des électeurs en assumant un leadership fort en matière de lutte contre les changements climatiques :

• Engagez-vous à développer et à mettre en oeuvre un plan d'action contraignant visant la réduction des émissions de GES au Canada.

• Promettez d'imposer aux entreprises qui exploitent le pétrole canadien des normes d'émissions sévères. Dans les conditions actuelles, l'expansion de la production de pétrole des sables bitumineux doit être stoppée.

• Insistez sur le besoin de diversifier l'économie canadienne en investissant dans les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la mobilité durable, accélérant ainsi l'indispensable transition énergétique du pays.

Déjà engagé en ce sens grâce à la démarche Par notre PROPRE énergie, nous pourrons vous accompagner et vous conseiller dans la mise en oeuvre de ces engagements.

Philippe Bourke, directeur général

Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ), Montréal

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer