Le NDP et Tom Mulcair: une menace pour la sécurité du Canada?

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Le chef du NPD, Thomas Mulcair

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Le Soleil

Avec le déclenchement des élections fédérales, le Nouveau Parti démocratique, avec son chef Thomas Mulcair, pourrait devenir le prochain gouvernement du Canada. Ses politiques protectionnistes et pacifistes pourraient être mises de l'avant rapidement et le Canada se retrouverait dans une situation inusitée.

Bien que les neuf dernières années sous un gouvernement conservateur aient été remplies de conflits, de nouvelles politiques étrangères et de la fin de l'intervention militaire en Afghanistan, la guerre la plus longue dans l'histoire du Canada, un gouvernement néodémocrate pourrait ramener des politiques qui sont maintenant désuètes et engendrer une instabilité canadienne.

Ceci étant dit, le ministère de la Défense nationale et des Affaires étrangères se retrouveraient dans la mire et des coupes s'en suivraient. Cet argent serait très rapidement réinvesti dans des programmes sociaux favorisant les plus démunis, ainsi qu'au redémarrage de l'industrie manufacturière, contrant les investissements massifs dans l'industrie pétrolière.

Mais, doit-on mettre en jeu la sécurité des Canadiens sous prétexte de vouloir relancer une économie qui est déjà saine et prospère?

La menace terroriste, la réémergence de la Russie sous Vladimir Poutine, l'Arctique et la contribution canadienne à l'OTAN sont, selon moi, des enjeux majeurs pour les prochaines années à venir. Même si la politique étrangère n'occupe pas une place importante pendant les campagnes électorales, les enjeux engendrés depuis le début de la décennie ont défini l'importance d'un gouvernement qui a à coeur la stabilité et en fait une de ses priorités.

En tant que vétéran de combat des Forces canadiennes avec plus de 14 ans de service, je suis touché au plus haut niveau par la position canadienne sur les enjeux de sécurité internationale. Un gouvernement néodémocrate n'est clairement pas la meilleure option pour préserver l'intégrité canadienne et assurer un Canada fort. Une position pacifiste malgré la constante menace du groupe armé État islamique (EI) et la radicalisation de jeunes Canadiens ne pourra assurer la sécurité des Canadiens au pays et à l'étranger.

Selon M. Mulcair, le Canada devrait retirer les troupes présentes en Irak et encourager les résolutions des Nations Unies mettant l'accent sur l'aide humanitaire et sur une aide financière. Malheureusement, la majorité de cette aide humanitaire et financière se retrouverait rapidement dans les mains de l'EI, une situation qui s'est déjà déroulée en Somalie. La Somalie souffre encore aujourd'hui de malnutrition et de problèmes financiers majeurs, pendant que le groupe Al-Shaabab, qui supporte maintenant l'EI, se remplit les poches et nourrit ses troupes.

Les efforts d'aide humanitaire dans des zones encore sous l'emprise de groupes terroristes échouent presque à toutes les occasions. Même en Afghanistan, les équipes provinciales de reconstruction ont mis leurs vies en péril pour construire l'infrastructure essentielle à la survie des Afghans. Malheureusement, la majorité de ces infrastructures ont été détruites par les talibans une fois que la présence militaire canadienne était de retour au camp Nathan Smith.

Par conséquent, les décisions politiques de M. Mulcair ne seraient pas efficaces. Avant de même pouvoir envoyer de l'aide humanitaire, il faut contrôler le terrain. Un effort de contre-insurrection ainsi qu'une guerre à trois volets sont la voie à prendre pour éliminer l'EI, un travail qui prendra encore plusieurs années.

M. Harper, de son côté, a proposé et mis en marche plusieurs programmes visant à éliminer l'EI et son influence grandissante au Canada. Le déploiement d'opérateurs du Commandement des Forces d'opérations spéciales du Canada en Irak pour aviser et assister les forces kurdes fait partie de ces programmes. De plus, la Loi antiterroriste C-51 est une nouvelle mesure pour contrer de futurs actes terroristes commis envers les Canadiens.

Malgré le fait que plusieurs soient contre une mesure si drastique, je suis d'avis qu'une personne ne cachant absolument rien n'y voit aucune objection, surtout si ces mesures peuvent contribuer à la sécurité canadienne.

Cela étant dit, un gouvernement néodémocrate mettrait définitivement en danger la sécurité des Canadiens en priorisant les programmes sociaux et en prônant une position non interventionniste et pacifiste. L'option conservatrice est donc, en ce moment, la meilleure pour la sécurité du Canada.

Jonathan Wade, directeur de The Sentinel, un groupe qui écrit des analyses et des nouvelles sur l'OTAN et l'ex-URSS, Shannon

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