Élection partielle à la Commission scolaire de la Capitale: le conseil a fait ses devoirs!

Une élection scolaire partielle dans le contexte actuel... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Une élection scolaire partielle dans le contexte actuel de remise en question de la gouvernance et de la démocratie scolaire et ce, en pleine saison estivale, était-elle nécessaire?

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Le Soleil

Lettre ouverte aux contribuables du territoire de la Commission scolaire de la Capitale

À titre de présidente de la Commission scolaire de la Capitale et à la suite de ce qui a faussement été véhiculé dans certains médias, notamment par l'un des candidats à l'élection partielle du 16 août prochain, il m'importe de rétablir les faits quant au déclenchement d'une élection partielle dans la circonscription 11 de notre territoire.

Une élection scolaire partielle dans le contexte actuel de remise en question de la gouvernance et de la démocratie scolaire et ce, en pleine saison estivale, était-elle nécessaire? Soucieuse du respect des lois et de l'utilisation judicieuse des fonds publics, la Commission scolaire de la Capitale a multiplié les démarches avant de confirmer la tenue de l'élection.

Après validations auprès du ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, auprès du Directeur général des élections du Québec et à la suite de l'analyse de nos procureurs, il est clair que notre organisation avait l'obligation de tenir une élection partielle comme le prévoit la Loi sur les élections scolaires.

Malgré ce fait, le conseil des commissaires que je préside a pris l'initiative d'interpeller le cabinet du Ministre Blais, d'abord pour le sensibiliser à cette situation inconfortable dans un contexte de remise en question des élus scolaires par le gouvernement. Le conseil avait aussi espoir qu'une intervention soit encore possible afin de nous soustraire à cette obligation.

Par cette intervention, nous voulions valider la possibilité de reporter la tenue de l'élection jusqu'au moment où l'intention ministérielle quant à l'avenir des élus scolaires sera connue. Le conseil aurait évidemment préféré investir ce montant de 50 000 $ dans le service à l'élève plutôt que dans un processus électoral. Comme en fait foi la déclaration médiatique du ministre François Blais via son attachée de presse, ce qui prévaut actuellement doit être appliqué, car aucune nouvelle disposition législative n'a été adoptée ni même déposée à ce jour à l'Assemblée nationale. Ainsi et probablement pour ces raisons, le Ministre n'a pas pu donner suite à notre demande de report de l'élection ou de moratoire à toute élection scolaire.

Je peux donc affirmer avec conviction que le conseil des commissaires a fait ses devoirs avant de s'engager dans un processus électoral et ce, avec diligence, transparence, dans l'intérêt premier de l'ensemble de sa clientèle et des contribuables de son territoire.

Aurions-nous voulu éviter cette élection partielle? Bien entendu! Aurions-nous pu faire fi de la Loi et mettre le Ministre au défi - comme certains le crient haut et fort - en plongeant notre organisation dans l'illégalité? Absolument pas! Engagée et investie dans les différents paliers décisionnels depuis plus de 15 ans maintenant, c'est avec la plus grande fierté que j'oeuvre à la Commission scolaire de la Capitale, laquelle est reconnue comme une institution qui agit avec respect, droiture et intégrité. En tant qu'élu, chacun des membres de notre conseil prône naturellement ces mêmes valeurs.

Ceci étant, nous nous retrouvons aujourd'hui devant le constat qu'une élection partielle se tiendra le dimanche 16 août 2015. En dépit de cette situation, il n'en demeure pas moins que nous croyons fermement à l'importance de la démocratie scolaire et à la représentativité de la population et des parents. Ainsi, à ce stade-ci du processus, j'invite les électeurs de la circonscription 11 de la Commission scolaire de la Capitale à exercer leur droit de vote en appuyant la candidature qu'ils jugeront la meilleure; celle qui aura su, tant par sa présentation, son discours et les convictions qu'elle véhicule, inspirer confiance et dont la réelle motivation demeure centrée sur l'intérêt des élèves, des parents et des citoyens de sa circonscription.

Ce geste démocratique traduira votre volonté d'être représentés comme population auprès d'une organisation qui croit à la réussite scolaire et qui demeure convaincue que la représentation citoyenne choisie démocratiquement s'avère un atout d'une grande valeur pour notre système d'éducation public. La démocratie scolaire vous appartient encore, il n'en tient qu'à vous de vous en prévaloir!

Manon Robitaille

Présidente de la Commission scolaire de la Capitale

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